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Nom de spécialité:
Principe actif:
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Répertoire Commenté des Médicaments |
Mai 2013
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Antiarythmiques |
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Positionnement - La plupart des arythmies ne doivent pas être traitées, à moins qu’elles n’occasionnent des perturbations hémodynamiques ou qu’elles soient jugées gênantes. Avec divers antiarythmiques, une augmentation de la mortalité a en effet été observée chez les patients coronariens dans des études à long terme.
- Pour certaines arythmies, un traitement ablatif est une alternative efficace aux antiarythmiques et à la cardioversion.
- Arythmies supraventriculaires.
- L’utilisation des antiarythmiques se limite le plus souvent à l’interruption d’épisodes aigus de tachyarythmies supraventriculaires par réentrée (administration intraveineuse d’adénosine ou en cas de contre-indication, de vérapamil sous monitoring) et au traitement de la fibrillation auriculaire.
- Pour le traitement de la fibrillation auriculaire, voir Folia de septembre 2007, et la Fiche de transparence “Prise en charge de la fibrillation auriculaire”. Dans l'approche rate-control visant à ralentir la fréquence ventriculaire (sans remise en rythme sinusal), les β-bloquants et les antagonistes du calcium (sauf les dihydropyridines), seuls ou en association, sont plus efficaces que la digoxine. La remise en rythme sinusal (rhythm-control) n'offre pas d'avantage dans la plupart des cas, sauf si le patient est gêné par la fibrillation auriculaire (palpitations, insuffisance cardiaque, ...).
- La prise en charge du flutter auriculaire est comparable à celle de la fibrillation auriculaire.
- Les extrasystoles auriculaires isolées ne nécessitent généralement pas de traitement.
- Chez les patients ayant des épisodes symptomatiques peu fréquents de fibrillation auriculaire paroxystique sans affection cardiaque sous-jacente, la prise orale d’une seule dose d’un antiarythmique (p. ex. flécaïnide, propafénone) au moment de l’accès est efficace; cela permet souvent d’éviter une prise en charge en urgence et l’hospitalisation. Le patient doit toutefois, lors d’un épisode antérieur, avoir été traité avec succès à l’hôpital par le même médicament par voie orale (pill in the pocket approach) [voir Folia de septembre 2007].
- Arythmies ventriculaires.
- En cas d’arythmies ventriculaires pouvant être fatales, telle la tachycardie ventriculaire, les antiarythmiques sont moins efficaces qu’un défibrillateur implanté et ils n’ont donc qu’un rôle accessoire.
- Les extrasystoles ventriculaires asymptomatiques ne nécessitent généralement pas de traitement antiarythmique, à moins qu’elles portent atteinte à la fonction cardiaque.
Contre-indications principales - Insuffisance cardiaque et troubles de la conduction auriculo-ventriculaire pour la plupart des antiarythmiques.
Effets indésirables principaux - Effets pro-arythmiques avec risque de torsades de pointes, surtout pour le disopyramide et le sotalol, moins p. ex. pour l’amiodarone; pour les facteurs de risque des torsades de pointes en général, voir Intro.6.2.2.
- Effet inotrope négatif et effet dromotrope négatif pour beaucoup d’antiarythmiques (rarement pour l’amiodarone).
Interactions principales - Risque accru d’effets indésirables en cas d’association de plusieurs antiarythmiques.
- Risque accru de torsades de pointes en cas d’association à certains médicaments (voir Intro.6.2.2.).
Précautions principales - La posologie et le choix de l’antiarythmique dépendent entre autres de la nature de l’arythmie, de la fonction cardiaque et parfois de la fonction hépatique ou rénale.
- L’hypokaliémie et d’autres troubles électrolytiques peuvent renforcer l’effet arythmogène des antiarythmiques ou diminuer l’efficacité du traitement.
- Etant donné la marge thérapeutique-toxique étroite de la plupart des antiarythmiques, un suivi rigoureux, p. ex. électrocardiographique, est nécessaire. Pour certains antiarythmiques, la détermination des taux plasmatiques peut être utile (voir Intro.6.1.4.).
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