Table des matières
 
  Introduction
1. Système cardio-vasculaire
1.8.  Antiarythmiques
1.8.1.   Antiarythmiques dans les arythmies supraventriculaires
1.8.2.   Antiarythmiques dans les arythmies ventriculaires
1.8.3.   Antiarythmiques dans les arythmies supraventriculaires et ventriculaires
1.8.4.   Atropine et isoprénaline
2. Sang et coagulation
3. Système gastro-intestinal
4. Système respiratoire
5. Système hormonal
6. Gynéco-obstétrique
7. Système urogénital
8. Douleur et fièvre
9. Pathologies ostéo-articulaires
10. Système nerveux
11. Infections
12. Immunité
13. Médicaments antitumoraux
14. Minéraux, vitamines et toniques
15. Dermatologie
16. Ophtalmologie
17. Oto-Rhino-Laryngologie
18. Anesthésie
19. Agents de diagnostic
20. Médicaments divers

  Nom de spécialité:
 A   B   C   D   E   F   G   H   I 
 J   K   L   M   N   O   P   Q   R 
 S   T   U   V   W   X   Y   Z 

  Principe actif:
 A   B   C   D   E   F   G   H   I 
 J   K   L   M   N   O   P   Q   R 
 S   T   U   V   W   X   Y   Z 

Répertoire Commenté des Médicaments   Mai 2013   naar het Nederlands

 

Antiarythmiques

 
  Positionnement
  • La plupart des arythmies ne doivent pas être traitées, à moins qu’elles n’occasionnent des perturbations hémodynamiques ou qu’elles soient jugées gênantes. Avec divers antiarythmiques, une augmentation de la mortalité a en effet été observée chez les patients coronariens dans des études à long terme.
  • Pour certaines arythmies, un traitement ablatif est une alternative efficace aux antiarythmiques et à la cardioversion.
  • Arythmies supraventriculaires.
    • L’utilisation des antiarythmiques se limite le plus souvent à l’interruption d’épisodes aigus de tachyarythmies supraventriculaires par réentrée (administration intraveineuse d’adénosine ou en cas de contre-indication, de vérapamil sous monitoring) et au traitement de la fibrillation auriculaire.
    • Pour le traitement de la fibrillation auriculaire, voir Folia de septembre 2007, et la Fiche de transparence “Prise en charge de la fibrillation auriculaire”. Dans l'approche rate-control visant à ralentir la fréquence ventriculaire (sans remise en rythme sinusal), les β-bloquants et les antagonistes du calcium (sauf les dihydropyridines), seuls ou en association, sont plus efficaces que la digoxine. La remise en rythme sinusal (rhythm-control) n'offre pas d'avantage dans la plupart des cas, sauf si le patient est gêné par la fibrillation auriculaire (palpitations, insuffisance cardiaque, ...).
    • La prise en charge du flutter auriculaire est comparable à celle de la fibrillation auriculaire.
    • Les extrasystoles auriculaires isolées ne nécessitent généralement pas de traitement.
    • Chez les patients ayant des épisodes symptomatiques peu fréquents de fibrillation auriculaire paroxystique sans affection cardiaque sous-jacente, la prise orale d’une seule dose d’un antiarythmique (p. ex. flécaïnide, propafénone) au moment de l’accès est efficace; cela permet souvent d’éviter une prise en charge en urgence et l’hospitalisation. Le patient doit toutefois, lors d’un épisode antérieur, avoir été traité avec succès à l’hôpital par le même médicament par voie orale (pill in the pocket approach) [voir Folia de septembre 2007].
  • Arythmies ventriculaires.
    • En cas d’arythmies ventriculaires pouvant être fatales, telle la tachycardie ventriculaire, les antiarythmiques sont moins efficaces qu’un défibrillateur implanté et ils n’ont donc qu’un rôle accessoire.
    • Les extrasystoles ventriculaires asymptomatiques ne nécessitent généralement pas de traitement antiarythmique, à moins qu’elles portent atteinte à la fonction cardiaque.
Contre-indications principales
  • Insuffisance cardiaque et troubles de la conduction auriculo-ventriculaire pour la plupart des antiarythmiques.
Effets indésirables principaux
  • Effets pro-arythmiques avec risque de torsades de pointes, surtout pour le disopyramide et le sotalol, moins p. ex. pour l’amiodarone; pour les facteurs de risque des torsades de pointes en général, voir Intro.6.2.2.
  • Effet inotrope négatif et effet dromotrope négatif pour beaucoup d’antiarythmiques (rarement pour l’amiodarone).
Interactions principales
  • Risque accru d’effets indésirables en cas d’association de plusieurs antiarythmiques.
  • Risque accru de torsades de pointes en cas d’association à certains médicaments (voir Intro.6.2.2.).
Précautions principales
  • La posologie et le choix de l’antiarythmique dépendent entre autres de la nature de l’arythmie, de la fonction cardiaque et parfois de la fonction hépatique ou rénale.
  • L’hypokaliémie et d’autres troubles électrolytiques peuvent renforcer l’effet arythmogène des antiarythmiques ou diminuer l’efficacité du traitement.
  • Etant donné la marge thérapeutique-toxique étroite de la plupart des antiarythmiques, un suivi rigoureux, p. ex. électrocardiographique, est nécessaire. Pour certains antiarythmiques, la détermination des taux plasmatiques peut être utile (voir Intro.6.1.4.).
 


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