Quelques explications sur le Répertoire
Dans le Répertoire ne sont repris que les produits enregistrés comme médicaments (à l’exception des pansements actifs). En officine, on trouve aussi des produits qui ne sont pas enregistrés comme médicaments, entre autres des dispositifs médicaux, des suppléments alimentaires, des aliments diététiques ou pour enfants, des produits dermopharmaceutiques.
La liste des abréviations et des symboles utilisés dans le Répertoire se trouve sur la face intérieure de la couverture arrière.
Le nom de spécialité mentionné dans le Répertoire est la dénomination du médicament, sans ajout du dosage et de la forme pharmaceutique. Des termes tels que Retard et Forte sont, le cas échéant, mentionnés au niveau des différentes formes pharmaceutiques.
Le nom de firme qui est mentionné entre parenthèses auprès de chaque nom de spécialité est celui de la firme titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, qui est responsable de l’information. Lorsqu’il s’agit d’une firme étrangère, c’est le nom du représentant local ou du distributeur belge qui est mentionné. S’il n’y a pas de point de contact en Belgique, c’est la firme étrangère qui est mentionnée.
Pour chaque spécialité, la composition en principes actifs est donnée en utilisant pour autant qu’elle existe la version française de la Dénomination Commune Internationale (DCI) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Une molécule peut, pour diverses raisons (entre autres problèmes galéniques, biodisponibilité, vitesse d'absorption) être disponible sous forme de sel, d'ester ou d'un autre dérivé. Lorsque le dosage d'un médicament est calculé sur base de la molécule complète, c.-à-d. le sel ou l'ester, la partie ajoutée est mentionnée dans le Répertoire après une virgule, p.ex. “morphine, sulfate”. Lorsque le dosage d'un médicament est calculé sur base la partie active de la molécule uniquement, la partie ajoutée est mentionnée dans le Répertoire entre parenthèses, p.ex. “naloxone (chlorhydrate)”.
Les voies d’administration sont mentionnées comme dans le RCP.
Le terme intraveineux (i.v.) est utilisé pour désigner les médicaments qui peuvent être administrés en bolus intraveineux; le terme perfusion (perf.) est utilisé pour désigner les médicaments administrés en perfusion intraveineuse.
Le terme in situ est utilisé pour désigner les médicaments qui peuvent être injectés par voie intra-articulaire, intralésionnelle, intrasinusale, intrabursale, intravitréenne ou endocavitaire.
Le terme sécable (séc.) est utilisé pour désigner les comprimés qui présentent une ligne de sécabilité.
Les termes dispersible (disp.) et soluble (sol.) sont utilisés pour désigner les comprimés qui se désagrègent dans l’eau en formant respectivement une suspension ou une solution. Toutefois, dans la plupart des cas, ils peuvent aussi être tout simplement avalés avec de l’eau.
Le terme fondant est utilisé pour désigner les comprimés qui, sous l’action de la salive, se dissolvent rapidement dans la bouche.
Chez les patients sous alimentation entérale et les patients qui présentent des problèmes de déglutition, il peut être nécessaire d’écraser les médicaments. Des informations plus détaillées sur la possibilité d’écraser des médicaments et sur les problèmes pouvant survenir à cette occasion peuvent être trouvées dans le Formulaire MRS (voir Formulaires de médicaments), sur le site Web
www.pletmedicatie.be (initiative de la Vlaamse Vereniging voor Ziekenhuisapothekers), et dans le document
www.afphb.be/doc/médicamentsparsonde08.pdf (initiative de l’Association Francophone des Pharmaciens Hospitaliers).
Les posologies mentionnées dans le Répertoire sont, sauf si mentionné autrement, celles pour un adulte sans atteinte rénale ou hépatique manifeste, et en l’absence d’interactions importantes. Il s’agit souvent de la posologie qui figure dans la notice; celle-ci est toujours confrontée aux données de la littérature ou de l’ouvrage de référence Martindale (voir Manuels). On ne mentionne pas la posologie des spécialités réservées à l’usage hospitalier ou prescrites le plus souvent par un spécialiste. Elle n’est pas non plus mentionnée pour les médicaments à usage externe, les sirops antitussifs, etc. L’utilisation de certaines spécialités n’est pas justifiée: cela est signalé explicitement dans le texte ou par la mention “ Posol. –” en regard de la spécialité.
Le sigle "R/” indique que la spécialité est soumise à prescription. Certains médicaments peuvent être obtenus non seulement sur prescription médicale, mais aussi "sur demande écrite du patient”. Il s’agit p. ex. de préparations contenant par conditionnement plus de 10,05 g de paracétamol (à l’exception des préparations qui contiennent du paracétamol en association à de la codéine: celles-ci sont toujours soumises à prescription). Le sigle R/ figure auprès des médicaments auxquels s’applique cette règle, mais la possibilité d’une demande écrite est mentionnée.
Le système de prescription sous DCI est d'application depuis le 1er octobre 2005. Outre les données administratives habituelles, les données suivantes doivent figurer sur la prescription sous DCI pour qu'elle soit valable: la Dénomination Commune Internationale du (des) principe(s) actif(s), la forme et la voie d’administration, le dosage et, soit le nombre d'unités par conditionnement et le nombre de conditionnements, soit la durée du traitement en semaines et/ou en jours et la dose journalière [
voir Folia d'août 2010et
www.inami.fgov.be/drug/fr/drugs/general-information/prescription/index.htm].
La mention “stupéfiant” est utilisée pour désigner les spécialités soumises à la réglementation des stupéfiants, et la mention "médicament spécialement réglementé” lorsqu'une réglementation similaire à celle des stupéfiants est en vigueur. Pour ces spécialités, le dosage et le volume ou le nombre d’unités d’utilisation doivent être écrits en toutes lettres. La mention "U.H.” (usage hospitalier) à la place du prix indique que la spécialité n’a pas de prix public et qu’elle est en principe utilisée uniquement en milieu hospitalier; pour ces spécialités, seul le plus petit conditionnement est mentionné.
La mention "importation parallèle” signifie qu’une firme importe à partir d’un Etat membre de l’Union européenne un médicament commercialisé en Belgique mais aussi dans cet autre Etat membre. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de médicaments sont distribués en Belgique sous la même dénomination par des firmes différentes.
Importation de médicaments au nom du patient. Un médicament autorisé dans le pays d'origine peut être importé s'il n'y a pas d'autorisation de mise sur le marché en Belgique pour un médicament ayant la même composition qualitative et quantitative en principes actifs et ayant la même forme pharmaceutique, et à condition que le prescripteur déclare que le patient ne peut pas être traité de manière adéquate avec les médicaments autorisés à ce moment-là en Belgique. Certains médicaments importés peuvent être remboursés après accord du médecin conseil de l'organisme assureur (remboursement selon le chapitre IV-bis).
La mention "médicament orphelin” signifie qu’il s’agit d’un médicament destiné à être utilisé dans des indications graves rares (< 5 sur 10.000 personnes dans l’Union européenne); les médicaments orphelins ont une procédure d’enregistrement spécifique et une meilleure protection du brevet [
voir Folia d’octobre 2007]. Dans le Répertoire 2011, le terme de “médicament orphelin” est réservé aux médicaments orphelins remboursables figurant dans la liste de l'INAMI au 1er janvier 2011 (voir bases de données sur
www.inami.fgov.be/drug/fr/drugs/orphan_drugs).
Dans le cadre du dopage dans le sport, la liste WADA des substances et des méthodes interdites est entrée en vigueur le 1er janvier 2004 en Communauté française et en Communauté flamande. WADA signifie World Anti-Doping Agency (
www.wada-ama.org). Dans le Répertoire, deux symboles sont utilisés en ce qui concerne les médicaments et le dopage [
voir aussi Folia de juin 2007].
Le symbole est utilisé pour les spécialités suivantes: (1) les spécialités qui sont toujours interdites (c.-à-d. que ce soit dans le cadre ou non d’une compétition, et ce dans tous les sports), (2) les spécialités qui ne sont interdites que dans le cadre d’une compétition, et (3) les spécialités qui ne sont interdites que dans certains sports.
Le symbole est utilisé pour les spécialités suivantes: (1) les spécialités à base de codéine ou d’éthylmorphine (étant donné qu’elles peuvent entraîner un contrôle positif pour la morphine), (2) les spécialités à base de corticostéroïdes qui ne sont pas administrées par voie orale, intraveineuse, intramusculaire ou anale, et (3) les spécialités à base d’adrénaline en association à des anesthésiques. Ces médicaments avec le symbole ne sont pas interdits, mais peuvent toutefois entraîner un contrôle de dopage positif.
Pour plus de détails sur la répression du dopage, nous renvoyons aux sites Web de la Communauté française (
www.dopage.be) et de la Communauté flamande (
www.dopinglijn.be).
Le prix est exprimé en euro. Bien que le symbole euro doive officiellement être mentionné avant le prix, il est, pour des raisons de lisibilité, mentionné à droite du prix dans le Répertoire.
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