Passer d’une spécialité à une autre
La biodisponibilité d'un médicament correspond à la quantité de ce médicament qui est absorbée dans l'organisme et à la vitesse de cette absorption. Lorsque la biodisponibilité de deux médicaments est équivalente; on parle de bioéquivalence. Des médicaments bioéquivalents sont en principe cliniquement équivalents. [
Voir Folia de février 2010].
Les changements récents des modalités de remboursement entraînent, plus souvent qu’auparavant, le remplacement d’une spécialité par une autre. Les spécialités originales, les génériques et les copies à base du même principe actif et qui ont le même dosage et la même forme galénique sont généralement interchangeables sans problèmes. Le fait de passer d’une spécialité à une autre peut toutefois entraîner une certaine confusion chez les patients sous médication chronique, en raison p. ex. du changement de dénomination, de couleur ou de goût. Par ailleurs, dans certaines situations, il est préférable de ne pas passer d’une spécialité à une autre, ou de le faire très prudemment, p. ex. lorsqu’il s’agit d’un médicament dont la marge thérapeutique-toxique est étroite (p.ex. les antiarythmiques, les antiépilepiques, les aminoglycosides). Certains excipients (p. ex. certains colorants ou agents conservateurs, l’aspartame, le gluten) peuvent aussi poser des problèmes. Les excipients sont toujours mentionnés dans le RCP, et il peut être utile p. ex. d’y contrôler la présence de colorants ou de conservateurs lors de la prescription à des patients avec des antécédents d’allergie, la présence d’aspartame chez les patients atteints de phénylcétonurie, ou la présence de gluten chez les patients atteints d’une maladie cœliaque. [
Voir Folia de février 2006
et de février 2010]
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