{"id":175725,"date":"2017-06-01T00:00:00","date_gmt":"2017-05-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bcfi.be\/les-fiches-de-transparence-une-mise-a-jour\/"},"modified":"2026-04-09T17:11:06","modified_gmt":"2026-04-09T15:11:06","slug":"les-fiches-de-transparence-une-mise-a-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/les-fiches-de-transparence-une-mise-a-jour\/","title":{"rendered":"Les fiches de transparence: une mise \u00e0 jour"},"content":{"rendered":"<p><a href='#rookstop'>Sevrage tabagique<\/a><br \/> <a href='#migraine'>Migraine<\/a><br \/> <a href='#osteoporose'>Ost&eacute;oporose<\/a><br \/> <a href='#cva'>AVC: pr&eacute;vention s&eacute;condaire<\/a><br \/> <a href='#zona'>Zona et douleurs neuropathiques<\/a><br \/> <a href='#jicht'>Goutte<\/a><br \/> <a href='#maagklachten'>Troubles gastriques<\/a><br \/> <a href='#obesitas'>Ob&eacute;sit&eacute;<\/a><\/p>\n<h2><a id='rookstop' name='rookstop'><\/a>Sevrage tabagique<\/h2>\n<p class='section-summary'>&#8211; Chez les patients motiv&eacute;s pour le sevrage tabagique&#x002C; il n&rsquo;est pas utile de d&eacute;j&agrave; diminuer progressivement la consommation de cigarettes avant la date pr&eacute;vue de sevrage.<br \/> &#8211; Le signal de probl&egrave;mes neuropsychiatriques graves suite &agrave; l&rsquo;usage de var&eacute;nicline ou de bupropione dans le sevrage tabagique n&rsquo;est pas confirm&eacute; dans une &eacute;tude &agrave; grande &eacute;chelle r&eacute;cente.<\/p>\n<p>&#8211; Une RCT men&eacute;e aupr&egrave;s de 697 patients a constat&eacute; que&#x002C; chez les patients motiv&eacute;s pour le sevrage tabagique&#x002C; il n&rsquo;est pas utile de commencer d&eacute;j&agrave; &agrave; r&eacute;duire progressivement la consommation de cigarettes avant la date pr&eacute;vue de sevrage. Les patients des deux groupes ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute;&#x002C; d&egrave;s 2 semaines avant la date pr&eacute;vue de sevrage&#x002C; d&rsquo;un traitement de substitution nicotinique (TSN) et d&rsquo;un soutien psychologique. Chez les patients qui avaient d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; r&eacute;duire progressivement leur consommation de cigarettes avant la date pr&eacute;vue de sevrage&#x002C; le pourcentage de r&eacute;ussite de sevrage tabagique apr&egrave;s 6 mois &eacute;tait moins &eacute;lev&eacute; que chez les patients qui avaient continu&eacute; de fumer jusqu&rsquo;&agrave; la date pr&eacute;vue de sevrage (16% versus 22%).<span class='folia-referentie-note'>1-4<\/span>&nbsp;<\/p>\n<div class='detailed-content'>RCT men&eacute;e en premi&egrave;re ligne chez 697 fumeurs (&gt; 15 cigarettes\/jour) motiv&eacute;s pour arr&ecirc;ter de fumer. Les deux groupes ont re&ccedil;u&#x002C; 2 semaines avant la date pr&eacute;vue de sevrage&#x002C; des patchs &agrave; la nicotine&#x002C; associ&eacute;s &agrave; un soutien psychologique. Dans un des deux groupes&#x002C; il &eacute;tait conseill&eacute; aux patients d&rsquo;essayer&#x002C; pendant ces 2 semaines&#x002C; de r&eacute;duire progressivement de 75% le nombre de cigarettes&#x002C; en association si n&eacute;cessaire avec un traitement de substitution nicotinique (TSN) &agrave; courte dur&eacute;e d&rsquo;action (gomme &agrave; m&acirc;cher&#x002C; spray). Dans l&rsquo;autre groupe&#x002C; les patients ne recevaient pas le conseil de r&eacute;duire leur consommation de cigarettes avant la date pr&eacute;vue de sevrage. Un mois apr&egrave;s la date de sevrage&#x002C; 39% des patients du groupe &laquo;&nbsp;r&eacute;duction progressive&nbsp;&raquo; &eacute;taient encore enti&egrave;rement abstinents&#x002C; versus 49% dans le groupe ayant arr&ecirc;t&eacute; de mani&egrave;re brutale&#x002C; apr&egrave;s 6 mois respectivement 16% et 22%. Des patients pr&eacute;sentant un probl&egrave;me d&rsquo;alcool ou sous traitement psychiatrique &eacute;taient &eacute;galement inclus.<br \/> Concernant cette &eacute;tude&#x002C; il faut signaler que l&rsquo;utilisation de patchs &agrave; la nicotine &laquo;&nbsp;en pr&eacute;paration&nbsp;&raquo; d&rsquo;un sevrage tabagique ne constitue pas une prise en charge classique.<br \/> Les auteurs et les commentateurs soulignent qu&rsquo;une bonne &eacute;valuation du degr&eacute; de motivation est fortement d&eacute;terminante pour le choix de la strat&eacute;gie &agrave; suivre.<\/div>\n<p>&#8211; Le signal de probl&egrave;mes neuropsychiatriques s&eacute;v&egrave;res&#x002C; tels que d&eacute;pression et pens&eacute;es suicidaires suite &agrave; l&rsquo;usage de var&eacute;nicline ou de bupropione dans le sevrage tabagique&#x002C; n&rsquo;est pas confirm&eacute; dans l&rsquo;&eacute;tude EAGLES&#x002C; une RCT r&eacute;cente&#x002C; men&eacute;e &agrave; grande &eacute;chelle et sp&eacute;cialement con&ccedil;ue &agrave; cet effet. Ceci vaut aussi bien pour les personnes ayant des ant&eacute;c&eacute;dents ou pr&eacute;sentant un trouble psychiatrique (&gt;&nbsp;4.000 patients) que pour les personnes sans de tels ant&eacute;c&eacute;dents (&gt; 4.000 patients). Le sevrage tabagique en soi provoquait toutefois nettement plus de morbidit&eacute; psychiatrique (anxi&eacute;t&eacute;&#x002C; troubles du sommeil&#x002C; pens&eacute;es suicidaires) chez les patients ayant des ant&eacute;c&eacute;dents ou pr&eacute;sentant un trouble psychiatrique. L&rsquo;&eacute;tude est limit&eacute;e par le fait que les patients ayant des ant&eacute;c&eacute;dents de toxicomanie &eacute;taient exclus.<span class='folia-referentie-note'>5-8<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>L&rsquo;&eacute;tude EAGLES est une RCT en double aveugle ayant inclus 8.144 fumeurs motiv&eacute;s&#x002C; avec ou sans ant&eacute;c&eacute;dents de trouble psychiatrique&#x002C; randomis&eacute;s en 4 groupes&nbsp;: patch &agrave; la nicotine de 21 mg par jour&#x002C; var&eacute;nicline &agrave; 1 mg 2 x par jour&#x002C; bupropione &agrave; 150 mg 2 x par jour ou un placebo. Cette &eacute;tude a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e &agrave; la demande de la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis et de l&rsquo;Agence europ&eacute;enne des m&eacute;dicaments (EMA) afin de clarifier le profil d&rsquo;innocuit&eacute; de ces m&eacute;dicaments visant &agrave; faciliter le sevrage tabagique. 4.028 patients ne pr&eacute;sentaient pas de troubles psychiatriques. 4.116 patients &eacute;taient inclus dans la cohorte psychiatrique lorsqu&rsquo;ils r&eacute;pondaient aux crit&egrave;res diagnostiques du DSM IV-TR concernant les troubles de l&rsquo;humeur&#x002C; les troubles anxieux&#x002C; les troubles psychotiques ou les troubles de la personnalit&eacute; (borderline). Les patients psychiatriques devaient &ecirc;tre cliniquement stables avant l&rsquo;inclusion. Les patients pr&eacute;sentant un risque &eacute;lev&eacute; de suicide ou d&rsquo;automutilation&#x002C; ou ayant des probl&egrave;mes d&rsquo;alcool ou de drogue&#x002C; &eacute;taient exclus&#x002C; ce qui constitue certainement une&nbsp;limite de cette &eacute;tude. L&rsquo;&eacute;tude comportait une phase de traitement de 12 semaines&#x002C; suivie d&rsquo;une p&eacute;riode de 12 semaines sans traitement. L&rsquo;apparition d&rsquo;effets ind&eacute;sirables neuropsychiatriques &eacute;tait un crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation primaire et &eacute;tait recherch&eacute;e syst&eacute;matiquement. L&rsquo;incidence globale des effets ind&eacute;sirables neuropsychiatriques (cohorte psychiatrique et non psychiatrique) &eacute;tait comparable dans les quatre groupes&nbsp;: var&eacute;nicline 4&#x002C;0&nbsp;%&#x002C; bupropione 4&#x002C;5&nbsp;%&#x002C; patch de nicotine 3&#x002C;9&nbsp;% et placebo 3&#x002C;7&nbsp;% (pas de diff&eacute;rences statistiquement significatives). L&rsquo;analyse des r&eacute;sultats se rapportant uniquement aux patients psychiatriques ne r&eacute;v&egrave;le pas de diff&eacute;rences en termes d&rsquo;effets ind&eacute;sirables neuropsychiatriques entre les diff&eacute;rents traitements ou par rapport au placebo.<br \/> On a toutefois constat&eacute; davantage d&rsquo;effets ind&eacute;sirables neuropsychiatriques dans la cohorte psychiatrique (5&#x002C;8&nbsp;%) que dans la cohorte non psychiatrique (2&#x002C;1&nbsp;%).<\/div>\n<h2><a id='migraine' name='migraine'><\/a>Migraine<\/h2>\n<p class='section-summary'>Ni l&rsquo;amitriptyline ni le topiramate ne sont apparus plus efficaces que le placebo chez les enfants et les adolescents migraineux&#x002C; mais ils entrainent plus d&rsquo;effets ind&eacute;sirables.<\/p>\n<p>&#8211; La migraine est fr&eacute;quente chez les enfants et les adolescents. Dans la Fiche de transparence&#x002C; le manque d&rsquo;&eacute;tudes avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; signal&eacute;&#x002C; en particulier en ce qui concerne le traitement prophylactique. Une RCT a compar&eacute; l&rsquo;amitriptyline et le topiramate avec un placebo chez plus de 300 enfants et adolescents. L&rsquo;&eacute;tude a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e pr&eacute;matur&eacute;ment apr&egrave;s 24&nbsp;semaines &eacute;tant donn&eacute; que ni le topiramate ni l&rsquo;amitriptyline ne sont apparus sup&eacute;rieurs au placebo&#x002C; et que les m&eacute;dicaments &eacute;taient associ&eacute;s &agrave; un risque significativement accru d&rsquo;effets ind&eacute;sirables par rapport au placebo. Le fait que plus de 60&nbsp;% des personnes dans le groupe placebo pr&eacute;sentaient la r&eacute;ponse souhait&eacute;e&#x002C; montre encore une fois l&rsquo;importance majeure d&rsquo;&eacute;tudes men&eacute;es en aveugle et contr&ocirc;l&eacute;es par placebo&#x002C; en particulier dans les syndromes douloureux.<span class='folia-referentie-note'>9-10<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>RCT ayant &eacute;valu&eacute; 328 enfants et adolescents qui ont re&ccedil;u dans un ratio de 2:2:1&#x002C; soit de l&rsquo;amitriptyline (1 mg\/kg) soit du topiramate (2 mg\/kg) soit un placebo. Les participants ont &eacute;t&eacute; recrut&eacute;s &agrave; partir de centres sp&eacute;cialis&eacute;s; l&rsquo;&acirc;ge moyen &eacute;tait de 14 ans (8-17 ans) et le score de PedMIDAS moyen &eacute;tait de 41&#x002C; c.-&agrave;-d. une migraine (mod&eacute;r&eacute;ment) s&eacute;v&egrave;re&#x002C; mesur&eacute;e sur une &eacute;chelle d&rsquo;&eacute;valuation standard des migraines chez les enfants et les adolescents.<br \/> Le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation &eacute;tait une diminution de 50&nbsp;% du nombre de jours avec c&eacute;phal&eacute;es pendant le premier mois de traitement&#x002C; par rapport au mois pr&eacute;c&eacute;dant le d&eacute;but du traitement. Les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation secondaires &eacute;taient l&rsquo;impact des c&eacute;phal&eacute;es&#x002C; le nombre de jours avec c&eacute;phal&eacute;es&#x002C; le taux d&rsquo;abandon et les effets ind&eacute;sirables graves.<br \/> L&rsquo;analyse int&eacute;rimaire apr&egrave;s 24 semaines portait sur 328&nbsp;patients. Chez 61&nbsp;% des patients dans le groupe placebo&#x002C; le nombre de jours avec c&eacute;phal&eacute;es avait diminu&eacute; de 50&nbsp;%&#x002C; versus 52&nbsp;% dans le groupe trait&eacute; par l&rsquo;amitriptyline et 55&nbsp;% dans le groupe trait&eacute; par le topiramate (aucune comparaison ne donnant une diff&eacute;rence statistiquement significative). Il n&rsquo;y avait pas non plus de diff&eacute;rences en ce qui concerne les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation secondaires. Les effets ind&eacute;sirables &eacute;taient toutefois statistiquement significativement plus fr&eacute;quents avec les m&eacute;dicaments. Dans le groupe trait&eacute; par l&rsquo;amitriptyline&#x002C; de la fatigue (30&nbsp;% versus 14&nbsp;% avec le placebo) et une s&eacute;cheresse de la bouche (25&nbsp;% versus 12&nbsp;%) ont &eacute;t&eacute; plus fr&eacute;quemment rapport&eacute;s. Dans le groupe trait&eacute; par le topiramate&#x002C; on rapportait davantage de paresth&eacute;sies (31&nbsp;% versus 8&nbsp;%) et de perte de poids (8&nbsp;% versus 0&nbsp;%). Des troubles de l&rsquo;humeur ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s chez 3&nbsp;patients dans le groupe trait&eacute; par l&rsquo;amitriptyline et un cas de tentative de suicide a &eacute;t&eacute; rapport&eacute; dans le groupe trait&eacute; par le topiramate. L&rsquo;&eacute;tude a donc &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e pr&eacute;matur&eacute;ment apr&egrave;s 24&nbsp;semaines &eacute;tant donn&eacute; qu&rsquo;aucune sup&eacute;riorit&eacute; n&rsquo;a pu &ecirc;tre d&eacute;montr&eacute;e par rapport au placebo&#x002C; tandis que les effets ind&eacute;sirables &eacute;taient plus fr&eacute;quents.<\/div>\n<h2><a id='osteoporose' name='osteoporose'><\/a>Ost&eacute;oporose<\/h2>\n<p class='section-summary'>&#8211; Dans une synth&egrave;se m&eacute;thodique r&eacute;cente rigoureuse&#x002C; les suppl&eacute;ments de calcium n&rsquo;ont pas entrain&eacute; d&rsquo;augmentation du risque cardio-vasculaire.<br \/> &#8211; Les bisphosphonates offrent une protection contre les fractures vert&eacute;brales chez les patients pr&eacute;sentant une ost&eacute;oporose induite par des corticost&eacute;ro&iuml;des&#x002C; mais pas ou que tr&egrave;s peu contre les fractures non vert&eacute;brales.<\/p>\n<p>&#8211; Dans une <em>revue syst&eacute;matique<\/em> de 4&nbsp;RCT et 27 &eacute;tudes de cohorte&#x002C; de m&eacute;thodologie rigoureuse&#x002C; aucune augmentation du risque cardio-vasculaire n&rsquo;a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e apr&egrave;s la prise de suppl&eacute;ments de calcium (&eacute;ventuellement en association avec de la vitamine D). Un tel risque avait &eacute;t&eacute; sugg&eacute;r&eacute; dans plusieurs m&eacute;ta-analyses.<span class='folia-referentie-note'>11-13<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>Cette<em>revue syst&eacute;matique<\/em> et m&eacute;ta-analyse ont &eacute;t&eacute; men&eacute;es &agrave; la demande de la <em>National Osteoporosis Society<\/em> am&eacute;ricaine et de l&rsquo;<em>American Society of Preventive Cardiology<\/em>&#x002C; pour mettre &agrave; jour les donn&eacute;es d&rsquo;un rapport ant&eacute;rieur de l&rsquo;AHRQ (<em>Agency for Healthcare Research and Quality<\/em>)&#x002C; afin d&rsquo;&eacute;valuer les r&eacute;sultats contradictoires et de publier une directive &agrave; ce sujet.<br \/> Quatre RCT et 27 &eacute;tudes de cohorte et &eacute;tudes cas-t&eacute;moins ont &eacute;t&eacute; incluses. Les &eacute;tudes concernaient soit des suppl&eacute;ments de calcium soit du calcium d&rsquo;origine alimentaire. Dans certaines &eacute;tudes&#x002C; le calcium &eacute;tait administr&eacute; en association &agrave; de la vitamine D&#x002C; d&rsquo;autres &eacute;tudes &eacute;valuaient seulement le calcium. Aucune relation significative n&rsquo;a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e dans les RCT entre la prise de calcium (avec ou sans vitamine D) et la mortalit&eacute; ou morbidit&eacute; cardio-vasculaire. Dans les &eacute;tudes de cohorte&#x002C; une augmentation de la mortalit&eacute; cardio-vasculaire a toutefois parfois &eacute;t&eacute; observ&eacute;e avec le calcium&#x002C; mais il n&rsquo;y avait pas de corr&eacute;lation avec la dose de calcium; en ce qui concerne les AVC et la mortalit&eacute; due aux AVC&#x002C; la relation avec la dose de calcium &eacute;tait encore moins claire&nbsp;: on a parfois observ&eacute; avec des doses &eacute;lev&eacute;es de calcium&#x002C; une tendance &agrave; une diminution des AVC.<br \/> Les auteurs concluent qu&rsquo;il y a pas d&rsquo;arguments en faveur d&rsquo;un lien entre la prise de calcium aux doses de calcium classiquement utilis&eacute;es (max. 2 &ndash; 2&#x002C;5 g par jour d&rsquo;origine alimentaire + suppl&eacute;ments) et des probl&egrave;mes cardio-vasculaires. La <em>National Osteoporosis Society<\/em> am&eacute;ricaine et l&#39;<em>American Society of Preventive Cardiology<\/em> ont publi&eacute; une directive r&eacute;vis&eacute;e avec ce message rassurant.<\/div>\n<p>&#8211; La place des bisphosphonates dans l&rsquo;ost&eacute;oporose induite par les corticost&eacute;ro&iuml;des a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une <em>Cochrane Review<\/em>. Un effet protecteur a &eacute;t&eacute; constat&eacute; contre les fractures vert&eacute;brales mais peu ou pas contre les fractures non vert&eacute;brales. Peu d&rsquo;effets ind&eacute;sirables ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s. <span class='folia-referentie-note'>14-15<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>27 RCT ayant inclus 3.075 adultes trait&eacute;s par au moins 5 mg de prednisolone par jour; les groupes trait&eacute;s recevaient des bisphosphonates (avec ou sans calcium et\/ou vitamine D); les groupes-t&eacute;moins recevaient seulement du calcium et\/ou de la vitamine D.<br \/> Le nombre de fractures vert&eacute;brales chez les patients recevant des bisphosphonates a diminu&eacute; de 43&nbsp;% (Risk Ratio de 0&#x002C;57; IC &agrave; 95&nbsp;% 0&#x002C;35 &agrave; 0&#x002C;91). Cela correspond &agrave; 1 fracture vert&eacute;brale &eacute;vit&eacute;e lorsque 31&nbsp;patients &eacute;taient trait&eacute;s pendant 12 &agrave; 24 mois avec un bisphosphonate. Ces donn&eacute;es sont bien &eacute;tay&eacute;es.<br \/> En ce qui concerne les fractures non vert&eacute;brales&#x002C; aucun b&eacute;n&eacute;fice significatif n&rsquo;a &eacute;t&eacute; constat&eacute; (4&#x002C;2&nbsp;% versus 5&#x002C;5&nbsp;% chez les t&eacute;moins): ceci est moins bien &eacute;tay&eacute; en raison du risque de biais dans ces &eacute;tudes.<br \/> Aucune diff&eacute;rence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; constat&eacute;e concernant les effets ind&eacute;sirables (effets ind&eacute;sirables graves&nbsp;: 1&#x002C;47&nbsp;% versus 1&#x002C;62 % chez les t&eacute;moins). Il n&rsquo;y a pas eud&rsquo;abandon en raison d&rsquo;effets ind&eacute;sirables. Ici aussi&#x002C; les donn&eacute;es sont faiblement &eacute;tay&eacute;es.<\/div>\n<h2><a id='cva' name='cva'><\/a>AVC: pr&eacute;vention secondaire<\/h2>\n<p class='section-summary'>&#8211; Apr&egrave;s un AIT ou un AVC mineur&#x002C; le ticagr&eacute;lor n&rsquo;est pas apparu sup&eacute;rieur &agrave; l&rsquo;acide ac&eacute;tylsalicylique (AAS) en termes de protection contre un nouvel AVC&#x002C; un infarctus ou le d&eacute;c&egrave;s apr&egrave;s 3 mois.<br \/> &#8211; L&rsquo;effet protecteur de l&rsquo;acide ac&eacute;tylsalicylique en pr&eacute;vention d&rsquo;une r&eacute;cidive d&rsquo;AVC isch&eacute;mique est plus grand que pr&eacute;vu dans les premi&egrave;res semaines. Par contre&#x002C; l&rsquo;effet de l&rsquo;AAS apr&egrave;s 12 semaines est plus faible que pr&eacute;vu et&#x002C; l&rsquo;association AAS + dipirydamole a ici une place &agrave; plus long terme.<\/p>\n<p>&#8211; Il ressort d&rsquo;une RCT ayant inclus plus de 13.000 patients ayant eu un AIT ou un AVC mineur&#x002C; que le ticagr&eacute;lor (180 mg par jour) ne conf&egrave;re pas une meilleure protection&#x002C; apr&egrave;s 3 mois&#x002C; que l&rsquo;acide ac&eacute;tylsalicylique (100 mg par jour)&#x002C; contre un nouvel AVC&#x002C; un infarctus ou le d&eacute;c&egrave;s.<span class='folia-referentie-note'>16<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>Dans une RCT&#x002C; 13.199 patients pr&eacute;sentant un AIT ou un AVC mineur ont re&ccedil;u dans les 24&nbsp;heures du ticagr&eacute;lor (180&nbsp;mg par jour) ou de l&rsquo;acide ac&eacute;tylsalicylique (100&nbsp;mg par jour apr&egrave;s une dose de charge de 300&nbsp;mg). L&rsquo;&acirc;ge moyen &eacute;tait de 65&#x002C;8&nbsp;ans&#x002C; &gt;&nbsp;70&nbsp;% pr&eacute;sentaient une hypertension&#x002C; &gt; 1\/3&nbsp;une hyperlipid&eacute;mie et &frac14; un diab&egrave;te. Le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation primaire (AVC&#x002C; infarctus du myocarde ou d&eacute;c&egrave;s) a &eacute;t&eacute; atteint chez 6&#x002C;7% versus 7&#x002C;5&nbsp;% des patients (HR 0&#x002C;89; IC &agrave; 95&nbsp;% 0&#x002C;78 &agrave; 1&#x002C;01); l&rsquo;analyse s&eacute;par&eacute;e de ces crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation n&rsquo;a pas non plus r&eacute;v&eacute;l&eacute; de diff&eacute;rences significatives.<\/div>\n<p>&#8211; Une &eacute;tude a regroup&eacute; les donn&eacute;es individuelles des patients de toutes les RCT ayant compar&eacute; l&rsquo;acide ac&eacute;tylsalicylique (AAS) avec un groupe-t&eacute;moin apr&egrave;s la survenue d&rsquo;un AIT ou d&rsquo;un AVC mineur (157.778 patients provenant de 12 RCT). Les analyses ont &eacute;t&eacute; faites apr&egrave;s diff&eacute;rents intervalles de temps : apr&egrave;s les premi&egrave;res 6 semaines&#x002C; entre les semaines 6 et 12&#x002C; et au-del&agrave; de 12 semaines.<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Durant les <em>6 premi&egrave;res semaines<\/em>&#x002C; l&rsquo;AAS offre clairement une protection contre une r&eacute;cidive AVC isch&eacute;mique&#x002C; avec une diminution allant jusqu&rsquo;&agrave; 60%. Le b&eacute;n&eacute;fice en ce qui concerne l&rsquo;AVC invalidant&#x002C; l&rsquo;AVC fatal et l&rsquo;infarctus du myocarde &eacute;tait &eacute;galement clair pendant les 6 premi&egrave;res semaines. Le b&eacute;n&eacute;fice &eacute;tait le plus net chez les patients trait&eacute;s apr&egrave;s un AIT ou un AVC peu s&eacute;v&egrave;re.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p><em>Entre 6 et 12 semaines<\/em>&#x002C; le b&eacute;n&eacute;fice &eacute;tait plus limit&eacute; (diminution de 40% des AVC isch&eacute;miques).<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p><em>Apr&egrave;s 12 semaines<\/em>&#x002C; on n&rsquo;observait plus aucun b&eacute;n&eacute;fice.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;association d&rsquo;AAS + dipyridamole n&rsquo;est pas apparue sup&eacute;rieure &agrave; une monoth&eacute;rapie par l&rsquo;AAS dans les 12 premi&egrave;res semaines&#x002C; mais dans la p&eacute;riode qui a suivi&#x002C; elle a toutefois entrain&eacute; une augmentation de la protection jusqu&rsquo;&agrave; 25%&#x002C; surtout contre l&rsquo;AVC s&eacute;v&egrave;re et le d&eacute;c&egrave;s.<br \/> Cette &eacute;tude a des implications pour la pr&eacute;vention secondaire apr&egrave;s un AIT ou un AVC mineur: l&rsquo;AAS (75-100 mg par jour&#x002C; apr&egrave;s une dose de charge unique de 160-300 mg) doit &ecirc;tre administr&eacute; aussi vite que possible &agrave; tout patient pr&eacute;sentant un AIT ou un AVC mineur&#x002C; des situations dans lesquelles une h&eacute;morragie est peu probable. Alors que l&rsquo;effet de l&rsquo;AAS dans les premi&egrave;res semaines a jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent &eacute;t&eacute; sous-estim&eacute;&#x002C; son effet apr&egrave;s 12 semaines a &eacute;t&eacute; surestim&eacute; et&#x002C; l&rsquo;association AAS + dipyridamole a donc bien ici une place &agrave; plus long terme.<span class='folia-referentie-note'>17-20<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>L&rsquo;&eacute;tude regroupait toutes les donn&eacute;es individuelles (&lsquo;pooled analyse&rsquo;) de 157.778&nbsp;patients provenant de l&rsquo;ensemble des 12 RCT ayant compar&eacute; l&rsquo;AAS avec un t&eacute;moin (pas d&rsquo;AAS ou autre traitement antithrombotique) apr&egrave;s un AIT ou un AVC mineur.<br \/> Les analyses ont &eacute;t&eacute; faites apr&egrave;s diff&eacute;rents intervalles de temps :apr&egrave;s les 6 premi&egrave;res semaines&#x002C; entre les semaines 6 et 12&#x002C; et au-del&agrave; de 12 semaines.<br \/> &#8211; Durant les 6 premi&egrave;res semaines&#x002C; l&rsquo;AAS apporte une nette protection contre un AVC isch&eacute;mique (r&eacute;cidivant)&#x002C; la diminution allant jusqu&rsquo;&agrave; 60% (Hazard Ratio de 0&#x002C;42; IC &agrave; 95% 0&#x002C;32 &agrave; 0&#x002C;55; p &lt; 0.0001); en termes d&rsquo;AVC invalidant ou d&rsquo;AVC fatal&#x002C; le b&eacute;n&eacute;fice &eacute;tait d&rsquo;environ 70% (HR de 0&#x002C;29; IC &agrave; 95% 0&#x002C;20 &agrave; 0&#x002C;42; p &lt; 0.0001). Une protection similaire a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e contre l&rsquo;infarctus aigu du myocarde (HR de 0&#x002C;30; IC &agrave; 95% 0&#x002C;17 &agrave; 0&#x002C;52). Le b&eacute;n&eacute;fice &eacute;tait le plus net chez les patients trait&eacute;s apr&egrave;s un AIT ou un AVC peu s&eacute;v&egrave;re.<br \/> &#8211; Entre 6 et 12 semaines&#x002C; le b&eacute;n&eacute;fice &eacute;tait plus limit&eacute; (diminution de 40% des AVC isch&eacute;miques).<br \/> &#8211; Apr&egrave;s 12 semaines&#x002C; on n&rsquo;observait plus aucun b&eacute;n&eacute;fice (OR pour AVC de 0&#x002C;97; IC &agrave; 95% 0&#x002C;84 &agrave; 1&#x002C;12; p = 0.67).<br \/> Ceci souligne l&rsquo;importance d&rsquo;une administration tr&egrave;s rapide d&rsquo;AAS apr&egrave;s un AIT ou un AVC mineur&#x002C; situations dans lesquelles le risque d&rsquo;h&eacute;morragie est tr&egrave;s limit&eacute;. Il est possible toutefois que l&rsquo;effet observ&eacute; avec l&rsquo;AAS soit surestim&eacute; en raison de l&rsquo;inclusion de donn&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes datant de plus de 20 ans chez desles patients qui recevaient &agrave; l&rsquo;&eacute;poque moins d&rsquo;antihypertenseurs et de statines. L&rsquo;association AAS + dipyridamole n&rsquo;est pas apparue sup&eacute;rieure &agrave; une monoth&eacute;rapie par l&rsquo;AAS durant les 12 premi&egrave;res semaines (OR de 0&#x002C;90; IC &agrave; 95% 0&#x002C;65 &agrave; 1&#x002C;25)&#x002C; mais elle a toutefois entrain&eacute; une augmentation de la protection jusqu&rsquo;&agrave; 25% dans la p&eacute;riode qui a suivi (OR de 0&#x002C;76; IC &agrave; 95% 0&#x002C;63 &agrave; 0&#x002C;92; p = 0.005)&#x002C; surtout contre l&rsquo;AVC s&eacute;v&egrave;re et le d&eacute;c&egrave;s (OR de 0&#x002C;64; IC &agrave; 95% 0&#x002C;49 &agrave; 0&#x002C;84; p = 0&#x002C;001).<\/div>\n<h2><a id='zona' name='zona'><\/a>Zona et douleurs neuropathiques<\/h2>\n<p class='section-summary'>&#8211; Un nouveau vaccin conjugu&eacute; contre le zona offre une protection &agrave; court terme contre le zona et la n&eacute;vralgie postherp&eacute;tique&#x002C; mais des questions subsistent quant &agrave; la dur&eacute;e de la protection et l&rsquo;effet protecteur chez les patients &agrave; risque&#x002C; comme c&rsquo;est &eacute;galement le cas pour le vaccin non conjugu&eacute; Zostavax&reg;&#x002C; disponible en Belgique.<br \/> &#8211; Il n&rsquo;existe ni pour le parac&eacute;tamol ni pour les opio&iuml;des de preuves convaincantes quant &agrave; une efficacit&eacute; sur les douleurs neuropathiques.<br \/> &#8211; L&rsquo;aciclovir est apparu aussi efficace que le valaciclovir en cas de zona ophtalmique.<\/p>\n<p>&#8211; Un nouveau vaccin conjugu&eacute; contre le zona a &eacute;t&eacute; test&eacute; chez plus de 13.000 patients immunocomp&eacute;tents &acirc;g&eacute;s de plus de 70 ans. Le vaccin offrait un taux de protection de presque 90% contre le zona et la n&eacute;vralgie postherp&eacute;tique dans les 3&#x002C;7 ann&eacute;es suivant la vaccination. En chiffres absolus&#x002C; ceci signifie que l&rsquo;on a &eacute;vit&eacute; 1 &eacute;pisode de zona par an en vaccinant environ 875 patients. Comme avec les autres vaccins contre le zona (entre autres le vaccin non conjugu&eacute; disponible en Belgique&#x002C; Zostavax&reg;&#x002C; voir &ldquo;Informations r&eacute;centes&rdquo; dans les <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2223?folia=2191'>Folia de novembre 2014<\/a>) d&rsquo;importantes questions subsistent quant &agrave; l&rsquo;effet protecteur chez les patients &agrave; risque (&eacute;galement exclus dans cette &eacute;tude) et quant &agrave; la dur&eacute;e de protection du vaccin.<span class='folia-referentie-note'>21-22<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>La RCT ZOE-70 a inclus 13.900 patients immunocomp&eacute;tents &acirc;g&eacute;s de plus de 70 ans (&acirc;ge moyen de 75&#x002C;6 ans). Deux injections du vaccin ont &eacute;t&eacute; administr&eacute;es &agrave; 2 mois d&rsquo;intervalle. Apr&egrave;s un suivi moyen de 3&#x002C;7 ans&#x002C; l&rsquo;incidence du zona &eacute;tait de 0&#x002C;9\/1.000 personnes\/an dans le groupe vaccin&eacute;&#x002C; contre 9&#x002C;2\/1.000 personnes\/an dans le groupe placebo (protection de 89&#x002C;8%; IC &agrave; 95% 4&#x002C;2 &agrave; 93&#x002C;7). En chiffres absolus&#x002C; ceci signifie que l&rsquo;on a &eacute;vit&eacute; 1 &eacute;pisode de zona par an en vaccinant environ 875 patients. Une protection similaire a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e dans le sous-groupe des personnes &acirc;g&eacute;es de plus de 80 ans.<br \/> La protection contre la n&eacute;vralgie postherp&eacute;tique a &eacute;t&eacute; &eacute;valu&eacute;e apr&egrave;s avoir regroup&eacute; les donn&eacute;es de l&rsquo;&eacute;tude ZOE-70 et les donn&eacute;es des personnes &acirc;g&eacute;es de plus de 70 ans provenant d&rsquo;une autre &eacute;tude (ZOE-50)&#x002C; afin d&rsquo;obtenir un nombre suffisant de cas de neuropathie. Le vaccin a montr&eacute; un taux de protection contre la n&eacute;vralgie postherp&eacute;tique de 88&#x002C;8%.<br \/> Les effets ind&eacute;sirables observ&eacute;s (r&eacute;actions locales et syst&eacute;miques) &eacute;taient nettement plus fr&eacute;quents dans le groupe vaccin&eacute; pendant la premi&egrave;re semaine seulement (79% contre 29&#x002C;5%): 12% des personnes vaccin&eacute;es &eacute;taient incapables de r&eacute;aliser des activit&eacute;s normales pendant quelques jours&nbsp;; ceci pourrait s&rsquo;expliquer par la pr&eacute;sence d&rsquo;un adjuvant dans le vaccin. Ces effets ind&eacute;sirables pourraient avoir un impact&#x002C; en particulier chez les personnes &acirc;g&eacute;es vuln&eacute;rables&#x002C; sur leur disposition &agrave; accepter une deuxi&egrave;me vaccination.<br \/> Avec les vaccins d&eacute;j&agrave; disponibles (dont le vaccin Zostavax&reg; disponible en Belgique)&#x002C; le taux d&rsquo;anticorps a fortement diminu&eacute; apr&egrave;s quelques ann&eacute;es&#x002C; et selon l&rsquo;auteur de l&rsquo;&eacute;ditorial&#x002C; d&rsquo;importantes questions subsistent quant &agrave; la dur&eacute;e de protection et la protection dans les groupes &agrave; risque immunod&eacute;prim&eacute;s.<\/div>\n<p>&#8211; Des <em>Cochrane Reviews<\/em> ont &eacute;valu&eacute; l&rsquo;efficacit&eacute; du fentanyl&#x002C; de l&rsquo;oxycodone&#x002C; de l&rsquo;hydromorphone et du parac&eacute;tamol (ce dernier &eacute;ventuellement associ&eacute; &agrave; la cod&eacute;ine) en cas de douleurs neuropathiques. On n&rsquo;a trouv&eacute; que tr&egrave;s peu voire aucune &eacute;tude de qualit&eacute;. Pour aucun de ces produits&#x002C; il n&rsquo;existait de preuve convaincante d&rsquo;une sup&eacute;riorit&eacute; par rapport au placebo&#x002C; les effets ind&eacute;sirables &eacute;taient toutefois plus nombreux avec les opio&iuml;des.<span class='folia-referentie-note'>23-26<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>Quatre <em>Cochrane Reviews<\/em> ont analys&eacute; des RCT sur les opio&iuml;des en cas de douleurs neuropathiques. On n&rsquo;a trouv&eacute; que tr&egrave;s peu voire aucune &eacute;tude de qualit&eacute;.<br \/> &#8211; Fentanyl: 1 &eacute;tude (163 patients) avec un &ldquo;protocole d&#39;enrichissement&rdquo; (<em>enrichment protocol<\/em>: d&rsquo;abord une p&eacute;riode d&rsquo;inclusion&#x002C; puis randomisation uniquementdes r&eacute;pondeurs entre un opio&iuml;de et un placebo); un tel mod&egrave;le d&rsquo;&eacute;tude ne donne pas de r&eacute;sultats fiables et le risque de biais est &eacute;lev&eacute;&#x002C; l&rsquo;effet pouvant &ecirc;tre fortement surestim&eacute;.<br \/> &#8211; Hydromorphone: 1 &eacute;tude (94 patients) avec un &ldquo;protocole d&#39;enrichissement&rdquo;. &#8211; Oxycodone: 5 &eacute;tudes (687 patients) de tr&egrave;s mauvaise qualit&eacute;.<br \/> &#8211; Parac&eacute;tamol (&eacute;ventuellement associ&eacute; &agrave; la cod&eacute;ine): aucune &eacute;tude r&eacute;pondant aux exigences de qualit&eacute; n&rsquo;a &eacute;t&eacute; trouv&eacute;e.<br \/> Dans les &eacute;tudes analys&eacute;es&#x002C; on a constat&eacute; un effet placebo important&#x002C; et la qualit&eacute; des &eacute;tudes &eacute;tait trop mauvaise pour pouvoir en tirer des conclusions.<\/div>\n<p>&#8211; Une <em>Cochrane Review<\/em> a &eacute;valu&eacute; le profil d&rsquo;efficacit&eacute; du valaciclovir par rapport &agrave; celui de l&rsquo;aciclovir chez des patients immunocomp&eacute;tents atteints d&rsquo;un zona ophtalmique. Dans la seule &eacute;tude qui r&eacute;pondait aux crit&egrave;res d&rsquo;inclusion&#x002C; aucune diff&eacute;rence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e.<span class='folia-referentie-note'>27<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>RCT multicentrique portant sur 110 patients immunocomp&eacute;tents atteints d&rsquo;un zona ophtalmique&#x002C; qui ont &eacute;t&eacute; trait&eacute;s dans les 72 heures apr&egrave;s apparition des premiers sympt&ocirc;mes. Des l&eacute;sions oculaires permanentes ont &eacute;t&eacute; observ&eacute;es apr&egrave;s 6 mois chez 2 sur 56 patients ayant re&ccedil;u du valaciclovir et chez 1 sur 54 patients ayant re&ccedil;u de l&rsquo;aciclovir; des incidences aussi faibles ne permettent pas d&rsquo;analyse statistique. M&ecirc;me en termes d&rsquo;ulc&egrave;res dendritiques&#x002C; d&rsquo;uv&eacute;ite&#x002C; de douleurs postherp&eacute;tiques et d&rsquo;effets ind&eacute;sirables&#x002C; aucune diff&eacute;rence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e.<\/div>\n<h2><a id='jicht' name='jicht'><\/a>Goutte<\/h2>\n<p class='section-summary'>&#8211; En cas de crise de goutte aigu&euml;&#x002C; la prednisolone s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e aussi efficace que l&rsquo;indom&eacute;thacine pour soulager la douleur&#x002C; mais elle entra&icirc;ne moins d&rsquo;effets ind&eacute;sirables.<br \/> &#8211; Les donn&eacute;es relatives &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; et l&rsquo;innocuit&eacute; du l&eacute;sinurad&#x002C; un uricosurique autoris&eacute; au niveau europ&eacute;en (pas disponible en Belgique&#x002C; situation au 01\/05\/17)&#x002C; sont encore limit&eacute;es.<\/p>\n<p>&#8211; Une nouvelle RCT (chez 416 patients chinois dans des services d&rsquo;urgence) confirme qu&rsquo;en cas de crise de goutte aigu&euml;&#x002C; la prednisolone (30 mg par jour pendant 5 jours) est aussi efficace que l&rsquo;indom&eacute;thacine (150 mg par jour pendant 2 jours&#x002C; ensuite 75 mg pendant 3 jours) pour soulager la douleur&#x002C; mais elle entra&icirc;ne moins d&rsquo;effets ind&eacute;sirables.<span class='folia-referentie-note'>28-29&nbsp;<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>RCT de <em>non-inferiority<\/em> en double aveugle&#x002C; men&eacute;e dans 4 services d&rsquo;urgence &agrave; Hong Kong. Les 416 patients inclus &eacute;taient &acirc;g&eacute;s de 65 ans en moyenne&#x002C; 74 % &eacute;taient de sexe masculin. Le diagnostic &eacute;tait &eacute;tabli sur base des crit&egrave;res cliniques de la <em>European Ligue Against Rheumatism<\/em>(EULAR). Plus de 70% des patients inclus &eacute;taient atteints de goutte r&eacute;currente. D&rsquo;autres probl&egrave;mes de sant&eacute; &eacute;taient&nbsp;: une hypertension chez environ la moiti&eacute; des patients&#x002C; une insuffisance r&eacute;nale chez environ 13 %&#x002C; des ant&eacute;c&eacute;dents cardio-vasculaires chez environ 25 %. Les interventions consistaient en la prise soit de prednisolone &agrave; raison de 30 mg 1 x par jour pendant 5 jours&#x002C; soit d&rsquo;indom&eacute;thacine &agrave; raison de 50 mg 3 x par jour pendant 2 jours&#x002C; suivie de 25 mg 3 x par jour pendant 3 jours. Les patients pouvaient&#x002C; si n&eacute;cessaire&#x002C; prendre 1 g de parac&eacute;tamol toutes les 6 heures. Le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation primaire &eacute;tait une r&eacute;duction de la douleur d&rsquo;au moins 13 mm sur une &eacute;chelle VAS.<br \/> L&rsquo;indom&eacute;thacine et la prednisolone ont montr&eacute; un effet analg&eacute;sique similaire&#x002C; aussi bien au repos qu&rsquo;en mouvement. Dix-neuf pour cent des patients sous indom&eacute;thacine ont notifi&eacute; un effet ind&eacute;sirable par rapport &agrave; 8 % dans le groupe trait&eacute; par la prednisolone.<br \/> Il s&rsquo;agit d&rsquo;une &eacute;tude pragmatique avec ses avantages et inconv&eacute;nients&nbsp;: l&rsquo;&acirc;ge et la comorbidit&eacute; des patients sont tr&egrave;s pertinents; le diagnostic &eacute;tait pos&eacute; sur base de crit&egrave;res cliniques&#x002C; et une erreur de diagnostic ne peut pas &ecirc;tre exclue. D&rsquo;autres limites sont le fait qu&rsquo;il s&rsquo;agit de patients chinois dans un syst&egrave;me de soins de sant&eacute; o&ugrave; l&rsquo;on attend plus longtemps avant de consulter et o&ugrave; un traitement prophylactique est moins souvent administr&eacute;.<\/div>\n<p>&#8211; Depuis plusieurs ann&eacute;es&#x002C; le prob&eacute;n&eacute;cid (en pr&eacute;paration magistrale) est le seul uricosurique disponible en Belgique. Un autre uricosurique&#x002C; le l&eacute;sinurad&#x002C; a &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment autoris&eacute; au niveau europ&eacute;en. Il n&rsquo;est pas encore disponible en Belgique (situation au 01\/05\/17). Dans les &eacute;tudes cliniques (non publi&eacute;es)&#x002C; le l&eacute;sinurad a surtout &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute; en association avec l&rsquo;allopurinol ou le f&eacute;buxostat&#x002C; avec la diminution de l&rsquo;acide urique comme crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation primaire. Le nombre de crises de goutte aigu&euml;s n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation secondaire et une diff&eacute;rence a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e uniquement avec l&rsquo;association de f&eacute;buxostat + 400 mg de l&eacute;sinurad&#x002C; avec une diminution de moiti&eacute; de l&rsquo;incidence des crises de goutte.<br \/> Dans le bras de l&rsquo;&eacute;tude allopurinol + l&eacute;sinurad 400 mg&#x002C; une augmentation (temporaire) de la cr&eacute;atinine a &eacute;t&eacute; constat&eacute;e ainsi que des abandons en raison de probl&egrave;mes r&eacute;naux. Outre le fait que les donn&eacute;es concernant l&rsquo;efficacit&eacute; sur le nombre de crises de goutte soient limit&eacute;es&#x002C; l&rsquo;innocuit&eacute; &agrave; long terme n&rsquo;est pas connue. Il n&rsquo;est pas clair dans quelle mesure le l&eacute;sinurad en monoth&eacute;rapie s&rsquo;av&egrave;re utile en cas d&rsquo;intol&eacute;rance &agrave; l&rsquo;allopurinol&#x002C; un probl&egrave;me fr&eacute;quent.<span class='folia-referentie-note'>30-31<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>Il existe 3 RCT en double aveugle non publi&eacute;es (situation au 01\/05\/17): 2 RCT avec allopurinol + l&eacute;sinurad versus allopurinol + placebo (CLEAR 1 &amp; 2)&#x002C; et 1 RCT avec f&eacute;buxostat + l&eacute;sinurad versus f&eacute;buxostat + placebo.<br \/> Dans CLEAR 1 &amp; 2&#x002C; respectivement 603 et 601 patients ont &eacute;t&eacute; randomis&eacute;s en 3 bras&nbsp;: allopurinol + l&eacute;sinurad 200 mg&#x002C; allopurinol + l&eacute;sinurad 400 mg&#x002C; allopurinol + placebo. Par rapport au groupe placebo&#x002C; l&rsquo;uric&eacute;mie avait diminu&eacute; apr&egrave;s 12 mois&#x002C; aussi bien dans le groupe sous l&eacute;sinurad 200 mg que dans le groupe sous l&eacute;sinurad 400 mg. Aucune diff&eacute;rence significative n&rsquo;a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e en ce qui concerne le nombre de crises de goutte (crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation secondaire). Dans le groupe sous l&eacute;sinurad 400 mg&#x002C; une augmentation de la cr&eacute;atinin&eacute;mie a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e.<br \/> Dans CRYSTAL&#x002C; 324 patients ont &eacute;t&eacute; randomis&eacute;s en 3 bras : f&eacute;buxostat + l&eacute;sinurad 200 mg&#x002C; f&eacute;buxostat + l&eacute;sinurad 400 mg et f&eacute;buxostat + placebo pendant 12 mois. Par rapport au groupe placebo&#x002C; l&rsquo;uric&eacute;mie avait diminu&eacute; apr&egrave;s 12 mois&#x002C; aussi bien dans le groupe sous l&eacute;sinurad 200 mg que dans le groupe sous l&eacute;sinurad 400 mg. Il n&rsquo;y avait pas de diff&eacute;rence significative quant au nombre de crises de goutte (crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation secondaire) dans le groupe sous l&eacute;sinurad 200 mg&nbsp;; une diminution significative de 50 % a toutefois &eacute;t&eacute; observ&eacute;e dans le groupe sous l&eacute;sinurad 400 mg. On ne sait pas exactement dans quelle mesure il s&rsquo;agit de patients hautement s&eacute;lectionn&eacute;s.<br \/> L&rsquo;innocuit&eacute; r&eacute;nale doit &ecirc;tre suivie &agrave; long terme&#x002C; notamment parce qu&rsquo;une augmentation du risque d&rsquo;insuffisance r&eacute;nale aigu&euml; a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e en monoth&eacute;rapie dans des &eacute;tudes (non publi&eacute;es).<\/div>\n<h2><a id='maagklachten' name='maagklachten'><\/a>Troubles gastriques<\/h2>\n<p class='section-summary'>&#8211; Dans une &eacute;tude britannique&#x002C; aucun lien n&rsquo;a &eacute;t&eacute; trouv&eacute; entre l&rsquo;usage d&rsquo;IPP et la survenue de pneumonie.<br \/> &#8211; Des controverses existent toujours concernant le meilleur traitement d&rsquo;&eacute;radication d&rsquo;Helicobacter pylori (HP). De mani&egrave;re constante&#x002C; le taux de r&eacute;ussite des diff&eacute;rents sch&eacute;mas th&eacute;rapeutiques est plus &eacute;lev&eacute; lorsque le traitement est administr&eacute; pendant au moins 10 jours&#x002C; et il d&eacute;pend des donn&eacute;es locales de r&eacute;sistance &agrave; la clarithromycine.<\/p>\n<p>&#8211; Dans certaines &eacute;tudes&#x002C; un risque accru de pneumonie a &eacute;t&eacute; observ&eacute; lors de l&rsquo;usage d&rsquo;un inhibiteur de la pompe &agrave; protons (IPP).Le lien causal entre l&rsquo;usage d&rsquo;un IPP et une pneumonie est cependant remis en question dans une &eacute;tude britannique &agrave; grande &eacute;chelle. Dans une base de donn&eacute;es provenant de patients en premi&egrave;re ligne&#x002C; 160.000 patients ayant re&ccedil;u une nouvelle prescription d&rsquo;IPP ont &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute;s. Une corr&eacute;lation entre l&rsquo;usage d&rsquo;IPP et la pneumonie a bien &eacute;t&eacute; constat&eacute;e&#x002C; mais si l&rsquo;on compare la p&eacute;riode avec IPP &agrave; la p&eacute;riode sans IPP chez un m&ecirc;me patient&#x002C; on ne retrouve pas de fr&eacute;quence accrue de pneumonie. Les auteurs ainsi qu&rsquo;un &eacute;ditorial s&rsquo;y rapportant concluent que la relation observ&eacute;e entre l&rsquo;usage d&rsquo;IPP et la pneumonie peut s&rsquo;expliquer simplement sur base de <em>confonding factors<\/em>&#x002C; et qu&rsquo;il n&rsquo;existe donc aucun lien causal.<span class='folia-referentie-note'>32-33<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>A partir d&rsquo;une base de donn&eacute;es britannique provenant de patients en premi&egrave;re ligne. (<em>Clinical Practice Research Datalink<\/em>) &#x002C; des donn&eacute;es ont &eacute;t&eacute; extraites &agrave; patir de 160.000 personnes chez qui un IPP avait &eacute;t&eacute; instaur&eacute; sur une p&eacute;riode de 15 ans. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une population britannique moyenne&#x002C; &acirc;g&eacute;e de 56 ans en moyenne&#x002C; dont 55 % de femmes. L&rsquo;utilisation m&eacute;diane d&rsquo;IPP &eacute;tait de 28 jours. Le diagnostic de pneumonie acquise en communaut&eacute; (PAC) a &eacute;t&eacute; d&eacute;fini de 3 diff&eacute;rentes mani&egrave;res : une large d&eacute;finition en premi&egrave;re ligne (possibilit&eacute; de diff&eacute;rents codes de dossiers&#x002C; souvent sans Rx)&#x002C; une d&eacute;finition &eacute;troite en premi&egrave;re ligne (seulement code explicite &lsquo;pneumonie&rsquo;) et un diagnostic hospitalier de PAC apr&egrave;s admission &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital.<br \/> Via la premi&egrave;re approche statistique&#x002C; c.-&agrave;-d. une r&eacute;gression de Cox ajust&eacute;e&#x002C; la relation entre l&rsquo;usage d&rsquo;IPP et la PAC a &eacute;t&eacute; recherch&eacute;e pour l&rsquo;ensemble de la cohorte. Un facteur de correction a &eacute;t&eacute; apport&eacute; pour le lestatut tabagique&#x002C; la consommation d&rsquo;alcool&#x002C; le d&eacute;ficit immunitaire&#x002C; la multimorbidit&eacute; et le statut socio-&eacute;conomique. Une incidence accrue de PAC a &eacute;t&eacute; constat&eacute;e (<em>Adjusted Hazard Ratio<\/em> 1&#x002C;67; 95%-BI 1&#x002C;55 &agrave; 1&#x002C;79).<br \/> Une deuxi&egrave;me approche a compar&eacute;&#x002C; dans le groupe de patients chez lesquels le diagnostic de PAC avait &eacute;t&eacute; pos&eacute; (&gt; 48.000 patients)&#x002C; l&rsquo;incidence de pneumonie en cas de prise d&rsquo;IPP et sans prise d&rsquo;IPP chez un m&ecirc;me patient (<em>self-controlled case series<\/em>). Une l&eacute;g&egrave;re augmentation de l&rsquo;incidence de la pneumonie dans les 30 jours apr&egrave;s l&rsquo;instauration d&rsquo;un IPP a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e (Incidence Rate Ratio&#x002C; IRR 1&#x002C;19; IC &agrave; 95% 1&#x002C;14 &agrave; 1&#x002C;25) mais cette augmentation &eacute;tait plus &eacute;lev&eacute;e dans les 30 jours avant l&rsquo;instauration de l&rsquo;IPP (IRR 1&#x002C;92; IC &agrave; 95% 1&#x002C;84 &agrave; 2&#x002C;00). Ceci a &eacute;t&eacute; &eacute;galement observ&eacute; chez les 5.582 patients qui ont d&ucirc; &ecirc;tre hospitalis&eacute;s en raison d&rsquo;une PAC (IRR 2&#x002C;6 apr&egrave;s IPP; IRR 4&#x002C;16 avant IPP).<br \/> Dans une troisi&egrave;me approche&#x002C; l&rsquo;incidence de PAC a &eacute;t&eacute; compar&eacute;e 12 mois avant l&rsquo;instauration d&rsquo;IPP et 12 mois apr&egrave;s (analyse <em>prior event rate ratio<\/em>). Globalement&#x002C; un &lsquo;large&rsquo; diagnostic de PAC a &eacute;t&eacute; pos&eacute; chez 62&#x002C;1\/1.000 personnes durant l&rsquo;ann&eacute;e avant l&rsquo;instauration d&rsquo;un IPP et chez 61&#x002C;4\/1.000 personnes durant l&rsquo;ann&eacute;e apr&egrave;s l&rsquo;instauration d&rsquo;un IPP. Ceci m&egrave;ne &agrave; un <em>prior event rate ratio<\/em> de 0&#x002C;91 (95%-BI 0&#x002C;83 &agrave; 0&#x002C;99).<br \/> Les auteurs de l&rsquo;&eacute;tude ainsi qu&rsquo;un &eacute;ditorial s&rsquo;y rapportant concluent que la relation observ&eacute;e entre l&rsquo;usage d&rsquo;IPP et le PAC peut s&rsquo;expliquer simplement par l&rsquo;existence de facteurs confondants&#x002C; et qu&rsquo;il n&rsquo;existe donc aucun lien causal. La principale limite de l&rsquo;&eacute;tude est la courte dur&eacute;e du traitement chez la plupart des patients&#x002C; ce qui ne permet donc pas de se prononcer quant &agrave; l&rsquo;usage durant de nombreuses ann&eacute;es.<\/div>\n<p>&#8211; Des controverses continuent d&rsquo;exister concernant le meilleur traitement d&rsquo;&eacute;radication d&rsquo;<em>Helicobacter pylori<\/em> (HP) comme le montrent de nouvelles &eacute;tudes et m&eacute;ta-analyses.<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Dans une RCT r&eacute;alis&eacute;e &agrave; Ta&iuml;wan&#x002C; l&rsquo;association d&rsquo;une trith&eacute;rapie classique + bismuth pendant 14 jours est apparue sup&eacute;rieure &agrave; 14 jours de trith&eacute;rapie classique sans bismuth et &agrave; 10 jours de trith&eacute;rapie classique + m&eacute;tronidazole. Le taux de r&eacute;ussite d&rsquo;&eacute;radication &eacute;tait respectivement de 90%&#x002C; 84% et 86%. L&rsquo;association avec le bismuth &eacute;tait toutefois associ&eacute;e &agrave; un plus grand nombre d&rsquo;effets ind&eacute;sirables. A Ta&iuml;wan&#x002C; le taux de r&eacute;sistance d&rsquo;HP &agrave; la clarithromycine est &eacute;lev&eacute;.<span class='folia-referentie-note'>3<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>Une RCT ouverte&#x002C; r&eacute;alis&eacute;e &agrave; Ta&iuml;wan chez 1.320 patients&#x002C; a compar&eacute; un traitement par lansoprazole + t&eacute;tracycline + clarithromycine + bismuth pendant 14 jours &agrave; une trith&eacute;rapie classique (lansoprazole + amoxicilline + clarithromycine) pendant 14 jours et &agrave; un &lsquo;traitement concomitant&rsquo; (lansoprazole + amoxicilline + clarithromycine + m&eacute;tronidazole) pendant 10 jours. Le taux de r&eacute;ussite d&rsquo;&eacute;radication &eacute;tait respectivement de 90%&#x002C; 84% et 86% et &eacute;tait donc le plus &eacute;lev&eacute; lors du traitement en pr&eacute;sence de bismuth. Cette augmentation du taux de r&eacute;ussite en cas d&rsquo;ajout de bismuth&#x002C; &eacute;tait toutefois obtenue au prix d&rsquo;un risque accru d&rsquo;effets ind&eacute;sirables (67% par rapport &agrave; 47% avec la trith&eacute;rapie classique et 58% en cas d&rsquo;ajout de m&eacute;tronidazole).<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>D&rsquo;apr&egrave;s une grande m&eacute;ta-analyse (117 RCT&#x002C; plus de 30.000 patients)&#x002C; un traitement s&eacute;quentiel aboutit au taux d&rsquo;&eacute;radication d&rsquo;HP le plus &eacute;lev&eacute; dans les pays o&ugrave; le taux de r&eacute;sistance &agrave; la clarithromycine est peu &eacute;lev&eacute; (&lt; 15%). Dans les pays o&ugrave; le taux de r&eacute;sistance est &eacute;lev&eacute; (15% ou plus)&#x002C; un traitement hybride (IPP + amoxicilline pendant 10 &agrave; 14 jours&#x002C; avec ajout de clarithromycine + m&eacute;tronidazole pendant les 7 derniers jours) aboutit au taux d&rsquo;&eacute;radication le plus &eacute;lev&eacute;. La plupart des &eacute;tudes ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es en Asie et au sud de l&rsquo;Europe.<span class='folia-referentie-note'>35-36<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>R&eacute;sultats d&rsquo;une m&eacute;ta-analyse en r&eacute;seau de 117 RCT publi&eacute;es apr&egrave;s 2005 et ayant inclus 32.852 patients trait&eacute;s pour la premi&egrave;re fois. 17 strat&eacute;gies de traitement diff&eacute;rentes ont &eacute;t&eacute; &eacute;valu&eacute;es.<br \/> Selon les auteurs&#x002C; un traitement s&eacute;quentiel aboutit au taux d&rsquo;&eacute;radication le plus &eacute;lev&eacute; dans les pays o&ugrave; le taux de r&eacute;sistance &agrave; la clarithromycine est peu &eacute;lev&eacute; (&lt; 15%). Un traitement s&eacute;quentiel signifie 5 jours de traitement par IPP + amoxicilline&#x002C; suivi de 5 jours de traitement par IPP + clarithromycine + m&eacute;tronidazole.<br \/> Dans les pays o&ugrave; la r&eacute;sistance est &eacute;lev&eacute;e (15% ou plus)&#x002C; un traitement hybride pendant au moins 10 jours aboutit au taux d&rsquo;&eacute;radication le plus &eacute;lev&eacute;. Un traitement hybride signifie un traitement par IPP + amoxicilline pendant 10 &agrave; 14 jours&#x002C; avec ajout de clarithromycine + m&eacute;tronidazole pendant les 7 derniers jours.<br \/> Une grande h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute; a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e dans les &eacute;tudes. Lors d&rsquo;une m&eacute;ta-analyse en r&eacute;seau&#x002C; des traitements sont compar&eacute;s indirectement&#x002C; ce qui peut engendrer de fortes impr&eacute;cisions&#x002C; comme le signalent aussi les auteurs. La mise en aveugle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; bien d&eacute;crite que dans moins de la moiti&eacute; des &eacute;tudes. Les auteurs concluent que la r&eacute;sistance locale d&eacute;termine le choix th&eacute;rapeutique&nbsp;du premier traitement d&rsquo;une infection par <em>Helicobacter pylori<\/em>.<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>Il ressort par contre d&rsquo;une <em>Cochrane Review<\/em> (44 RCT&#x002C; 12.284 patients) que dans des &eacute;tudes r&eacute;centes (apr&egrave;s 2008)&#x002C; une trith&eacute;rapie classique pendant au moins 10 jours est apparue aussi efficace qu&rsquo;un traitement s&eacute;quentiel. Avec les deux sch&eacute;mas&#x002C; le taux d&rsquo;&eacute;radication &eacute;tait toutefois inf&eacute;rieur au taux attendu de 90%.<span class='folia-referentie-note'>37<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>La <em>Cochrane Review<\/em> a inclus 44 RCT (dont 5 RCT ant&eacute;rieures &agrave; 2005)&#x002C; et a compar&eacute; un traitement s&eacute;quentiel (5 jours de traitement par IPP + amoxicilline&#x002C; suivi de 5 jours de traitement par IPP + clarithromycine + m&eacute;tronidazole) &agrave; une trith&eacute;rapie classique (IPP + amoxicilline + clarithromycine pendant au moins 7 jours).<br \/> Globalement&#x002C; le taux d&rsquo;&eacute;radication semblait un peu plus &eacute;lev&eacute; en cas de traitement s&eacute;quentiel par rapport &agrave; la trith&eacute;rapie classique (82% versus 75%). Ceci a surtout &eacute;t&eacute; observ&eacute; dans les &eacute;tudes europ&eacute;ennes&nbsp;; par ailleurs&#x002C; dans des &eacute;tudes plus r&eacute;centes (apr&egrave;s 2008)&#x002C; dans lesquelles une trith&eacute;rapie classique avait &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e pendant 10 jours ou plus (certainement si elle avait &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e pendant 14 jours) ce b&eacute;n&eacute;fice n&rsquo;&eacute;tait plus retrouv&eacute;. Dans les deux groupes&#x002C; des effets ind&eacute;sirables ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s chez environ 20 % des patients. Avec la m&eacute;thodologie stricte de Cochrane un risque &eacute;lev&eacute; de biais a &eacute;t&eacute; constat&eacute; . Les auteurs concluent qu&rsquo;aucune des deux options n&rsquo;est optimale &eacute;tant donn&eacute; qu&rsquo;un taux d&rsquo;&eacute;radication d&rsquo;au moins 90 % est souhaitable.<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>De mani&egrave;re constante dans ces diff&eacute;rentes analyses&#x002C; le taux de r&eacute;ussite des diff&eacute;rents sch&eacute;mas th&eacute;rapeutiques est plus &eacute;lev&eacute; en cas de traitement pendant au moins 10 jours&#x002C; et d&eacute;pend des donn&eacute;es locales de r&eacute;sistance &agrave; la clarithromycine. En Belgique&#x002C; le suivi de cette r&eacute;sistance s&rsquo;effectue seulement au moyen d&rsquo;&eacute;chantillons hautement s&eacute;lectionn&eacute;s&#x002C; d&rsquo;o&ugrave; une r&eacute;sistance entre 25 et 30 % ces derni&egrave;res ann&eacute;es (Dr. Y. Glupczynski&#x002C; Centre National de R&eacute;f&eacute;rence <em>Helicobacter pylori<\/em>). Dans une population moins s&eacute;lectionn&eacute;e (c.-&agrave;-d. la population g&eacute;n&eacute;rale)&#x002C; les chiffres de r&eacute;sistance sont probablement nettement moins &eacute;lev&eacute;s. Des chiffres belges sur la base d&rsquo;&eacute;chantillons moins hautement s&eacute;lectionn&eacute;s s&rsquo;av&egrave;rent n&eacute;cessaires.<\/p>\n<h2><a id='obesitas' name='obesitas'><\/a>Ob&eacute;sit&eacute;<\/h2>\n<p class='section-summary'>Des publications r&eacute;centes confirment que l&rsquo;effet des m&eacute;dicaments utilis&eacute;s dans l&rsquo;ob&eacute;sit&eacute; est tr&egrave;s limit&eacute;&#x002C; tant chez l&rsquo;adulte que chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adolescent.<\/p>\n<p>&#8211; Une revue syst&eacute;matique (28 RCT&#x002C; 29.018 patients) et une m&eacute;ta-analyse en r&eacute;seau ont &eacute;tudi&eacute; l&rsquo;effet de tous les m&eacute;dicaments autoris&eacute;s par la FDA pour le traitement de l&rsquo;ob&eacute;sit&eacute;. Par rapport au placebo&#x002C; un traitement m&eacute;dicamenteux entra&icirc;ne apr&egrave;s un an une perte de poids suppl&eacute;mentaire moyenne suivante : phentermine + topimarate: -8&#x002C;8 kg; liraglutide: -5&#x002C;3 kg; naltrexone + bupropione&nbsp;: -5&#x002C;0 kg; lorcas&eacute;rine: -3&#x002C;2 kg; orlistat: -2&#x002C;6 kg. Les RCT ont inclus des patients ayant un IMC m&eacute;dian de 36&#x002C; c.-&agrave;-d. une ob&eacute;sit&eacute; s&eacute;v&egrave;re. Il n&rsquo;existe qu&rsquo;une seule &eacute;tude comparative directe. Le liraglutide et la naltrexone + bupropion ont men&eacute; au plus grand taux d&rsquo;abandons en raison d&rsquo;effets ind&eacute;sirables. Des donn&eacute;es concernant l&rsquo;&eacute;volution du poids apr&egrave;s l&rsquo;arr&ecirc;t du m&eacute;dicament n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; rapport&eacute;es. Cette revue syst&eacute;matique&nbsp; confirme que l&rsquo;effet des m&eacute;dicaments dans l&rsquo;ob&eacute;sit&eacute; est tr&egrave;s limit&eacute;.<span class='folia-referentie-note'>38<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>228 RCT incluant au total 29.018 patients (76% de femmes&#x002C; &acirc;g&eacute;s de 46 ans en moyenne&#x002C; poids m&eacute;dian de 100&#x002C;5 kg et IMC m&eacute;dian de 36&#x002C;1; il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une ob&eacute;sit&eacute; s&eacute;v&egrave;re). Tous les patients suivaient &eacute;galement un r&eacute;gime hypocalorique et la plupart des patients recevaient &eacute;galement des instructions pour effectuer davantage d&rsquo;efforts physiques.<br \/> Dans les RCT&#x002C; la perte de poids suppl&eacute;mentaire moyenne due &agrave; un traitement m&eacute;dicamenteux&#x002C; par rapport au placebo&#x002C; apr&egrave;s 1 an est la suivante.<br \/> &#8211; Phentermine (pas disponible en Belgique) + topiramate (pas autoris&eacute; en Belgique pour cette indication) (2 &eacute;tudes): -8&#x002C;8 kg (Intervalle de cr&eacute;dibilit&eacute; (CrI) &agrave; 95% -10&#x002C;2 &agrave; -7&#x002C;42). L&rsquo;intervalle de cr&eacute;dibilit&eacute; est une mesure utilis&eacute;e dans les m&eacute;ta-analyses qui refl&egrave;te la dispersion de la probabilit&eacute; a posteriori; un CrI &agrave; 95 % indique donc qu&rsquo;il y a 95 % de chance que la probabilit&eacute; a posteriori se situe dans ces limites.<br \/> &#8211; Liraglutide (1 &eacute;tude): -5&#x002C;3 kg (CrI &agrave; 95% -6&#x002C;06 &agrave; -4&#x002C;52).<br \/> &#8211; Naltrexone + bupropione (aucun de ces deux m&eacute;dicaments n&rsquo;est autoris&eacute; en Belgique pour cette indication) (4 &eacute;tudes): -5&#x002C;0 kg (Crl &agrave; 95% -5&#x002C;94 &agrave; -3&#x002C;96).<br \/> &#8211; Lorcas&eacute;rine (pas disponible en Belgique) (3 &eacute;tudes): -3&#x002C;2 kg (Crl &agrave; 95% -3&#x002C;97 &agrave; -2&#x002C;46).<br \/> &#8211; Orlistat (16 &eacute;tudes): -2&#x002C;6 kg (CrI &agrave; 95% -3&#x002C;04 &agrave; -2&#x002C;16).<br \/> Il n&rsquo;existe qu&rsquo;une seule &eacute;tude comparative directe&#x002C; &agrave; savoir l&rsquo;&eacute;tude sur le liraglutide versus l&rsquo;orlistat (n=188)&#x002C; dans laquelle la liraglutide a entra&icirc;n&eacute; une plus grande diminution du poids par rapport &agrave; l&rsquo;orlistat&nbsp;; la fr&eacute;quence des effets ind&eacute;sirables &eacute;tait similaire.<br \/> Le liraglutide et l&rsquo;association naltrexone + bupropione ont men&eacute; au plus grand taux d&rsquo;abandons en raison d&rsquo;effets ind&eacute;sirables. Lors d&rsquo;une m&eacute;ta-analyse en r&eacute;seau&#x002C; des traitements sont compar&eacute;s indirectement&#x002C; ce qui peut engendrer de fortes impr&eacute;cisions&#x002C; et c&rsquo;est aussi ce qu&rsquo;avouent les auteurs. Globalement&#x002C; le taux d&rsquo;abandons des patients constituait un probl&egrave;me important (<em>attrition rates<\/em>30-45%) pour lequel il est suspect&eacute; que ce sont surtout les patients qui avaient une r&eacute;ponse insuffisante au traitement&#x002C; qui abandonnaient l&rsquo;&eacute;tude&#x002C; ce qui entra&icirc;ne un risque &eacute;lev&eacute; de biais.<\/div>\n<p>&#8211; Une <em>Cochrane Review<\/em> a &eacute;valu&eacute; la place des m&eacute;dicaments dans l&rsquo;ob&eacute;sit&eacute; chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adolescent. Ici aussi&#x002C; les r&eacute;sultats sont limit&eacute;s&#x002C; et surtout les effets &agrave; long terme et le risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables sont incertains.<span class='folia-referentie-note'>39<\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>21 RCT r&eacute;alis&eacute;es avec la metformine (11 &eacute;tudes&nbsp;; pas autoris&eacute; en Belgique pour cette indication)&#x002C; la sibutramine (6 &eacute;tudes; pas disponible en Belgique)&#x002C; l&rsquo;orlistat (4 &eacute;tudes; pas autoris&eacute; en Belgique pour l&rsquo;utilisation chez l&rsquo;enfant) et la metformine + fluox&eacute;tine (1 &eacute;tude&nbsp;; pas autoris&eacute; en Belgique pour cette indication) ont inclus au total 2.484 enfants et adolescents ob&egrave;ses (aucune &eacute;tude chez l&rsquo;enfant avec &ldquo;surpoids&rdquo; n&rsquo;&eacute;tait disponible).<br \/> L&rsquo;&acirc;ge moyen dans les &eacute;tudes variait entre 10&#x002C;1 ans et 16&#x002C;3 ans. La dur&eacute;e du traitement variait entre 12 et 48 semaines&#x002C; et le suivi ult&eacute;rieur entre 25 et 100 semaines. Les &eacute;tudes n&rsquo;&eacute;taient pas de bonne qualit&eacute;. Les effets ind&eacute;sirables ont rarement &eacute;t&eacute; syst&eacute;matiquement rapport&eacute;s. Le taux d&rsquo;abandons &eacute;tait &eacute;lev&eacute; (globalement environ 25 %).<br \/> Globalement&#x002C; une diminution suppl&eacute;mentaire de l&rsquo;IMC de -1&#x002C;3 (IC &agrave; 95%-BI -1&#x002C;9 &agrave; -0&#x002C;8) et une perte de poids suppl&eacute;mentaire de -3&#x002C;9 kg (IC &agrave; 95% -5&#x002C;9 &agrave; -1&#x002C;9) ont &eacute;t&eacute; observ&eacute;es. Tous les m&eacute;dicaments &eacute;tudi&eacute;s ont engendr&eacute; une diminution du poids.<br \/> Les auteurs concluent que les m&eacute;dicaments peuvent avoir un effet limit&eacute;&#x002C; mais que des &eacute;tudes de meilleure qualit&eacute; sont souhaitables&#x002C; avec un suivi &agrave; long terme et une bonne notification des effets ind&eacute;sirables.<\/div>\n<h2>Sources sp&eacute;cifiques<\/h2>\n<h3>Sevrage tabagique<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>1<\/span>&nbsp;Lindson-Hawley N&#x002C; Banting M&#x002C; West R&#x002C; et al. Gradual Versus Abrupt Smoking Cessation: A Randomized&#x002C; Controlled Noninferiority Trial. Ann Intern Med 2016;164:585-92&#x002C; May 3. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/26975007'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/26975007<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>2<\/span>&nbsp;Klemperer EM&#x002C; Hughes JR. After precessation nicotine replacement therapy&#x002C; abrupt cessation increases abstinence more than gradual cessation in smokers ready to quit. Evid Based Med 2016;21:174&#x002C; Oct. Comment on: Lindson-Hawley N&#x002C; Banting M&#x002C; West R&#x002C; et al. Gradual versus abrupt smoking cessation a randomized&#x002C; controlled noninferiority trial gradual versus abrupt smoking cessation. Ann Intern Med 2016;164:585&ndash;92&#x002C; url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27516374'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27516374<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>3<\/span>&nbsp;Boudrez H. Gradueel of abrupt stoppen met roken? Minerva online 2016&#x002C; 17\/10\/2016.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>4<\/span>&nbsp;Wilson H&#x002C; Md SS. In adults&#x002C; quitting smoking abruptly improved abstinence more than quitting gradually. Ann Intern Med 2016;165:JC3&#x002C; Jul 19. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27429315'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27429315<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>5<\/span>&nbsp;Anonymous. Neuropsychiatric safety of varenicline and bupropion. Drug Ther Bull 2016;54:76.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>6<\/span>&nbsp;Anthenelli RM&#x002C; Benowitz NL&#x002C; West R&#x002C; et al. Neuropsychiatric safety and efficacy of varenicline&#x002C; bupropion&#x002C; and nicotine patch in smokers with and without psychiatric disorders (EAGLES): a double-blind&#x002C; randomised&#x002C; placebo-controlled clinical trial. The Lancet 2016;387:2507-20.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>7<\/span>&nbsp;Zawertailo L. Safety of smoking cessation drugs for mentally ill patients. The Lancet 2016;387:2481-2.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>8<\/span>&nbsp;R&eacute;daction Prescrire. Var&eacute;nicline et troubles neuropsychiques : prudence&#x002C; m&ecirc;me apr&egrave;s l&#39;essai dit Eagles. La Revue Prescrire 2017.<\/span><\/div>\n<h3>Migraine<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>9<\/span>&nbsp;Powers SW&#x002C; Coffey CS&#x002C; Chamberlin LA&#x002C; et al. Trial of Amitriptyline&#x002C; Topiramate&#x002C; and Placebo for Pediatric Migraine. N Engl J Med 2017;376:115-24&#x002C; Jan 12. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27788026'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27788026<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>10<\/span>&nbsp;Jackson JL. Pediatric Migraine Headache &#8211; Still Searching for Effective Treatments. N Engl J Med 2017;376:169-70&#x002C; Jan 12. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28076719'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28076719<\/a>.<\/span><\/div>\n<h3>Ost&eacute;oporose<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>11<\/span>&nbsp;Chung M&#x002C; Tang AM&#x002C; Fu Z&#x002C; et al. Calcium Intake and Cardiovascular Disease Risk: An Updated Systematic Review and Meta-analysis. Ann Intern Med 2016;165:856-66&#x002C; Dec 20. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27776363'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27776363<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>12<\/span>&nbsp;Kopecky SL&#x002C; Bauer DC&#x002C; Gulati M&#x002C; et al. Lack of Evidence Linking Calcium With or Without Vitamin D Supplementation to Cardiovascular Disease in Generally Healthy Adults: A Clinical Guideline From the National Osteoporosis Foundation and the American Society for Preventive Cardiology. Ann Intern Med 2016;165:867-8&#x002C; Dec 20. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27776362'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27776362<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>13<\/span>&nbsp;Margolis KL&#x002C; Manson JE. Calcium Supplements and Cardiovascular Disease Risk: What Do Clinicians and Patients Need to Know? Ann Intern Med 2016;165:884-5&#x002C; Dec 20. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27776361'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27776361<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>14<\/span>&nbsp;Anonymous. Bisphosphonates and steroid-induced osteoporosis. Drug Ther Bull 2016;54:135.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>15<\/span>&nbsp;Allen CS&#x002C; Yeung JH&#x002C; Vandermeer B&#x002C; et al. Bisphosphonates for steroid-induced osteoporosis. Cochrane Database Syst Rev 2016;10:CD001347&#x002C; Oct 5. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27706804'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27706804<\/a>.<\/span><\/div>\n<h3>ACV : pr&eacute;vention secondaire<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>16<\/span> Johnston SC&#x002C; Amarenco P&#x002C; Albers GW&#x002C; et al. Ticagrelor versus Aspirin in Acute Stroke or Transient Ischemic Attack. N Engl J Med 2016&#x002C; May 10. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27160892'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27160892<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>17<\/span>&nbsp;Rothwell PM&#x002C; Algra A&#x002C; Chen Z&#x002C; et al. Effects of aspirin on risk and severity of early recurrent stroke after transient ischaemic attack and ischaemic stroke: time-course analysis of randomised trials. Lancet 2016;388:365-75&#x002C; Jul 23. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27209146'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27209146<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>18<\/span>&nbsp;Hankey GJ. The benefits of aspirin in early secondary stroke prevention. The Lancet 2016;388:312-4.<br \/> <span class='folia-referentie-titel'>19<\/span>&nbsp;Chevalier P. Snel aspirine toedienen na een mineur TIA of CVA? Minerva Online 2017&#x002C; 15\/02\/2017. Comment on: Rothwell PM&#x002C; Algra A&#x002C; Chen Z&#x002C; et al. Effects of aspirin on risk and severity of early recurrent stroke after transient ischaemic attack and ischaemic stroke: time-course analysis of randomised trials. Lancet 2016;388:365-75. DOI: <a href='https:\/\/dx.doi.org\/10.1016\/S0140-6736(16)30468-8'>10.1016\/S0140-6736(16)30468-8<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>20<\/span>&nbsp;Alberts MJ. Pooled RCTs: After ischemic stroke or TIA&#x002C; aspirin for secondary prevention reduced early recurrence and severity. Ann Intern Med 2016;165:JC27&#x002C; Sep 20. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27653724'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27653724<\/a>.<\/span><\/div>\n<h3>Zona et neuropathie<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>21<\/span>&nbsp;Cunningham AL&#x002C; Lal H&#x002C; Kovac M&#x002C; et al. Efficacy of the Herpes Zoster Subunit Vaccine in Adults 70 Years of Age or Older. N Engl J Med 2016;375:1019-32&#x002C; Sep 15. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27626517'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27626517<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>22<\/span>&nbsp;Neuzil KM&#x002C; Griffin MR. Preventing Shingles and Its Complications in Older Persons. N Engl J Med 2016;375:1079-80&#x002C; Sep 15. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27626522'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27626522<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>23<\/span>&nbsp;Derry S&#x002C; Stannard C&#x002C; Cole P&#x002C; et al. Fentanyl for neuropathic pain in adults. Cochrane Database Syst Rev 2016;10:CD011605&#x002C; Oct 11. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27727431'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27727431<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>24<\/span>&nbsp;Stannard C&#x002C; Gaskell H&#x002C; Derry S&#x002C; et al. Hydromorphone for neuropathic pain in adults. Cochrane Database Syst Rev 2016;5:CD011604. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27216018'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27216018<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>25<\/span>&nbsp;Gaskell H&#x002C; Derry S&#x002C; Stannard C&#x002C; et al. Oxycodone for neuropathic pain in adults. Cochrane Database Syst Rev 2016;7:CD010692. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27465317'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27465317<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>26<\/span>&nbsp;Wiffen PJ&#x002C; Knaggs R&#x002C; Derry S&#x002C; et al. Paracetamol (acetaminophen) with or without codeine or dihydrocodeine for neuropathic pain in adults. Cochrane Database Syst Rev 2016;12:CD012227&#x002C; Dec 27. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28027389'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28027389<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>27<\/span>&nbsp;Schuster AK&#x002C; Harder BC&#x002C; Schlichtenbrede FC&#x002C; et al. Valacyclovir versus acyclovir for the treatment of herpes zoster ophthalmicus in immunocompetent patients. Cochrane Database Syst Rev 2016;11:CD011503&#x002C; Nov 14. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27841441'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27841441<\/a>.<\/span><\/div>\n<h3>Goutte<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>28<\/span>&nbsp;Rainer TH&#x002C; Cheng CH&#x002C; Janssens HJ&#x002C; et al. Oral Prednisolone in the Treatment of Acute Gout: A Pragmatic&#x002C; Multicenter&#x002C; Double-Blind&#x002C; Randomized Trial. Ann Intern Med 2016;164:464-71&#x002C; Apr 5. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/26903390'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/26903390<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>29<\/span>&nbsp;Denman M. Prednisolone was equivalent to indomethacin for pain reduction in acute gout. Ann Intern Med 2016;164:JC51&#x002C; May 17. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27182917'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27182917<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>30<\/span>&nbsp;Janse AH&#x002C; Bruggeman RW. Lesinurad: een nieuw gezicht bij jicht. Pharma Selecta 2016;32:50-2.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>31<\/span>&nbsp;Smetana GW. Update on Novel Drugs for Primary Care Practice: Drugs Approved by the U.S. Food and Drug Administration in 2015. Ann Intern Med 2016;164:W48-54&#x002C; May 3. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27136232'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27136232<\/a>.<\/span><\/div>\n<h3>Troubles gastriques<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>32<\/span>&nbsp;Othman F&#x002C; Crooks CJ&#x002C; Card TR. Community acquired pneumonia incidence before and after proton pump inhibitor prescription: population based study. BMJ 2016:i5813&#x002C; 18 October. url: <a href='https:\/\/www.bmj.com\/content\/355\/bmj.i5813'>https:\/\/www.bmj.com\/content\/355\/bmj.i5813<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>33<\/span>&nbsp;Filion KB. Proton pump inhibitors and community acquired pneumonia. BMJ 2016;355:i6041&#x002C; Nov 17. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27856465'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27856465<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>34<\/span>&nbsp;Liou JM&#x002C; Fang YJ&#x002C; Chen CC&#x002C; et al. Concomitant&#x002C; bismuth quadruple&#x002C; and 14-day triple therapy in the first-line treatment of Helicobacter pylori: a multicentre&#x002C; open-label&#x002C; randomised trial. Lancet 2016;388:2355-65&#x002C; Nov 12. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27769562'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27769562<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>35<\/span>&nbsp;Yeo YH&#x002C; Shiu SI&#x002C; Ho HJ&#x002C; et al. First-line Helicobacter pylori eradication therapies in countries with high and low clarithromycin resistance: a systematic review and network meta-analysis. Gut 2016&#x002C; Sep 26. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27670375'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27670375<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>36<\/span>&nbsp;Bjorkman DJ. Optimal H. pylori therapy in areas of high and low clarithromycin resistance. NEJM J Watch 2016&#x002C; Oct 14. Comment on: Yeo YH&#x002C; Shiu SI&#x002C; Ho HJ&#x002C; et al. First-line Helicobacter pylori eradication therapies in countries with high and low clarithromycin resistance: a systematic review and network meta-analysis. Gut 2016&#x002C; Sep 26.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>37<\/span>&nbsp;Nyssen OP&#x002C; McNicholl AG&#x002C; Megraud F&#x002C; et al. Sequential versus standard triple first-line therapy for Helicobacter pylori eradication. Cochrane Database Syst Rev 2016;6:CD009034. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27351542'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27351542<\/a>.<\/span><\/div>\n<h3>Ob&eacute;sit&eacute;<\/h3>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>38<\/span>&nbsp;Khera R&#x002C; Murad MH&#x002C; Chandar AK&#x002C; et al. Association of Pharmacological Treatments for Obesity With Weight Loss and Adverse Events: A Systematic Review and Meta-analysis. JAMA 2016;315:2424-34&#x002C; Jun 14. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27299618'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27299618<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>39<\/span>&nbsp;Mead E&#x002C; Atkinson G&#x002C; Richter B&#x002C; et al. Drug interventions for the treatment of obesity in children and adolescents. Cochrane Database Syst Rev 2016;11:CD012436&#x002C; Nov 29. url: <a href='https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27899001'>https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27899001<\/a><\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sevrage tabagique Migraine Ost&eacute;oporose AVC: pr&eacute;vention s&eacute;condaire Zona et douleurs  [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,175],"tags":[20213,20224],"class_list":["post-175725","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-2017-fr","tag-import_tags","tag-import_tags-nl"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175725","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=175725"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175725\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":178310,"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175725\/revisions\/178310"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=175725"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=175725"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=175725"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}