Sélections
Pathologies ostéo-articulaires
- Prévention des crises de goutte : traitement d'entretien (sélection conditionelle) si
- Diagnostic de goutte confirmé.
- Au moins 1 tophus ou au moins 2 crises/an.
Posologie
Pas d’adaptation de la dose nécessaire sur base de l’âge, mais il convient d’ utiliser la dose la plus faible nécessaire pour réduire suffisamment l'acide urique.
Instaurer le traitement à distance de la crise (2 à 3 semaines).
Prendre les comprimés de préférence après le repas.
- Débuter avec 100 mg par jour en 1 prise.
- Augmenter si nécessaire (en fonction du taux d’acide urique) sur une période de 4 semaines, jusqu’à 600 mg/j.
- Fractionner la dose si la dose journalière dépasse 300 mg.
En cas d'insuffisance rénale
| Clairance de la créatinine | Dose (RCP) |
| >60 ml/min | dose normale |
| ≤60 ml/min | max 200mg/j |
| ≤40 ml/min | max 150mg/j |
| ≤20 ml/min | max 100mg/j |
| ≤10 ml/min | max 100mg/ 48 h |
Précautions particulières
- Un traitement par allopurinol ou fébuxostat n’est pas débuté
pendant une crise de goutte.
- En début du traitement, la dose doit être faible (≤ 100 mg)
et augmentée progressivement. Un traitement préventif de la crise
de goutte est associé pendant minimum 6 mois avec le fébuxostat et
minimum 1 mois avec l’allopurinol (AINS ou de faibles doses de colchicine
ou de corticostéroïdes).
- L’allopurinol et le fébuxostat peuvent augmenter le taux de
TSH dans le sang; il n’y a pas d’impact sur les taux de T4 libre.
- Le traitement par fébuxostat n’est pas recommandé chez les patients
atteints de cardiopathie ischémique ou d’insuffisance cardiaque congestive.
- Fébuxostat: le traitement doit être immédiatement arrêté en
cas de réactions allergiques graves étant donné que l’arrêt précoce
du traitement est associé à un meilleur pronostic.
- Allopurinol: l’allèle HLA-B*5801 est associé au risque de développer
un syndrome d’hypersensibilité, un syndrome de Stevens-Johnson ou
une nécrolyse épidermique toxique (NET, syn. syndrome de Lyell). Dans
le RCP des spécialités à base d’allopurinol, on recommande de dépister
la présence de l’allèle HLA-B*5801 chez les patients d’origine chinoise
Han, coréenne et thaïlandaise, avant de commencer un traitement.